Quand les dessins-animés s’invitent à la maison…

Oui oui vous lisez bien ! En cette période de confinement, difficile de ne pas résister à l’attrait du dessin animé pour notre enfant. 

Alors aujourd’hui, c’est permis ! Nous allons entrer dans le monde de l’image animée ! Mais pas de n’importe quelle façon : vos enfants vont pouvoir regarder en boucle… leur propre création ! 

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionne un dessin-animé ? Quelle est la part de réel, quel rôle joue notre cerveau ? 

Voici trois activités à proposer à votre enfant pour qu’il comprenne comment le mouvement donne vie aux images, comment notre cerveau, en analysant les images transmises par le sens de la vue, participe à cette animation, comment le côté magique du dessin-animé n’est qu’un effet d’optique ! 

  1. Fabriquer un thaumatrope 

Cette activité peut être proposée à un enfant dès l’âge de 4 ans. 

Pour la réaliser, vous aurez besoin de : 

  • 2 feuilles de papier blanc
  • crayons de couleurs, peinture ou feutres
  • compas
  • paire de ciseaux
  • colle
  • pique à brochette en bois

Tracer un cercle sur chacune des feuilles blanches à l’aide du compas. Découper les cercles. A l’intérieur de ceux-ci, faites un dessin. Dans chacun des cercles, il doit y avoir une partie de l’histoire (ex: dans un cercle le papillon et dans l’autre la fleur, ou dans un cercle la toile et dans l’autre l’araignée, ou encore dans un cercle le vase et dans l’autre la fleur, etc.). Veiller à bien repérer la place de chaque objet dans le cercle pour que l’illusion d’optique fonctionne le mieux. 

Coller les cercles dos à dos en glissant au centre le pique à brochette. 

Et voilà votre thaumatrope prêt ! 

Vous pouvez maintenant faire rouler la baguette entre vos doigts et laisser la magie opérer : grâce à la vitesse et l’effet d’optique, les deux dessins se confondent. 

Si votre enfant vous pose des questions, répondez lui simplement. Voici quelques clés : Avec la vitesse, nos yeux n’ont plus le temps de distinguer les deux dessins, notre cerveaux n’a pas le temps d’analyser toutes les images. Les dessins se confondent et on a l’impression de voir un mouvement. 

C’est l’effet phi : le dessin animé est composé d’une succession d’images statiques. En se succédant rapidement, on a une sensation visuelle de mouvement. 

2. Fabriquer un folioscope

Le folioscope est l’ancêtre du dessin-animé. 

Il s’agit d’un petit livre que l’on feuillète très rapidement pour créer une séquence de mouvement. 

Dès 6 ans, votre enfant aura plaisir à réaliser cette activité avec vous et pourra ensuite créer ses propres dessins-animés! 

Pour cela, il vous faut : 

  • 1 feuille de papier A4
  • une paire de ciseaux 
  • une règle
  • des crayons
  • une agrafeuse
  • Sur la feuille A4, tracer 10 rectangles de 6×10,5 cm. 
  • Dans chaque rectangle, prévoir une marge à droite d’environ 1cm. 
  • Découper chaque rectangle. 

En fonction de l’âge de l’enfant et de son envie, choisir, pour commencer une forme relativement simple (forme géométrique par exemple). Tracer cette forme sur le premier rectangle du côté opposé à la marge. Reproduire cette forme à l’identique sur chaque rectangle en la déplaçant petit à petit vers la marge.

Superposer tous les rectangles dans l’ordre et les agrafer ensemble dans la marge, de manière à former un livret. 

Proposer à votre enfant de tenir son livret terminer dans une main, et avec l’autre main proposer lui d’effeuiller le livret dans un sens puis dans l’autre, plus ou moins vite. 

L’image s’anime avec le mouvement ! 

Encore une fois, si votre enfant vous pose des questions, vous pouvez lui donner des explications sur le fonctionnement de l’oeil, de la rétine. Ici, c’est la persistance rétinienne qui donne l’illusion du mouvement. 

3. Fabriquer un praxinoscope

Jouet optique du XIXème siècle, le praxinoscope a contribué à la naissance du cinéma. Par un jeu de miroir et de rotation, les images s’animent. 

Il peut être réalisé à partir de 7 ans. 

Vous aurez besoin : 

  • d’une boîte à fromage ronde
  • de ruban adhésif ou masking tape
  • de papier
  • d’une paire de ciseaux
  • de crayons
  • d’un bouchon de liège
  • d’un cure-dent
  • de colle
  • d’une feuille de papier miroir
  • d’un rouleau en carton (type essuie-tout)

Créer une histoire et en décomposant chaque mouvement (commencer par un mouvement simple comme un vol d’oiseaux ) : mesurer la circonférence de la boîte à fromage et créer un ruban découpé dans du papier de cette taille. Diviser votre ruban en 12 cases (que vous tracez légèrement au crayon) et dessiner dans chaque case une séquence de l’histoire inventée. 

Au dessus des images, peindre une bande noire séparée par un crénelage de 2 ou 3 mm. Evider les zones crénelées. 

Au centre de la boite de fromage, planter le cure-dent. Couper en deux le bouche de liège et piquer un des morceaux dans le cure-dent d’un coté, dans un crayon de l’autre. Planter l’autre morceau sur le cure-dent sans trop l’enfoncer. 

Fixer avec la colle votre ruban film au niveau du couvercle, en le tournant vers l’intérieur de la boite. Créer des fentes dans la boites aux emplacements du crénelage pour pouvoir voir à l’intérieur. 

Découper la base du rouleau de carton, et y coller le papier miroir. Coller le rouleau autour du bouchon en liège. 

Vous pouvez maintenant faire tourner le praxinoscope à l’aide du crayon et voir, par les fentes du crénelage, l’image des images se refléter et s’animer sans saccade, de façon fluide. 

Le phénomène ici employé est « la compensation optique ». Elle permet de rendre fixe, donc perceptible à l’oeil, une image projetée à l’aide d’un système optique alors de la source de cette image est en déplacement continu par rotation ou défilement. 

Sylvie d’Esclaibes

Publié par :Sylvie d'Esclaibes

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