Ma passion

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Julie P. et moi

J’ai étudié jusqu’au baccalauréat dans les écoles publiques de Versailles puis j’ai arrêté mes études pour plusieurs raisons : je me suis mariée mais surtout j’ai détesté le système scolaire français dont je ne garde que des mauvais souvenirs.

Au travail dès l’âge de 18 ans, j’ai pris des cours de dactylo, sténo, j’ai appris à gérer des programmes immobiliers, manager des équipes, faire des publicités, des catalogues de vente, concevoir des modèles de maisons, les implanter sur les terrains, faire des grilles de prix, tout ce qui concerne la décoration intérieure, les zones modèles… Et ainsi je suis devenue directrice commerciale nationale d’un important promoteur immobilier, la Société Breguet. Mon idée était de devenir la plus jeune directrice commerciale de France, avoir le plus gros salaire, grimper dans l’échelle sociale… enfin, bref, une ambition folle : j’ai gagné beaucoup d’argent et eu très jeune beaucoup de responsabilités avec des dizaines de collaborateurs sous mes ordres.

Puis Stanislas est né, puis Noémie, puis Alexandre. J’ai alors commencé à lire tous les livres de psychologie de l’enfant puis tout ce qui traitait des pédagogies car je ne voulais pas que mes enfants aillent dans le système éducatif traditionnel que j’avais détesté. C’est en faisant ces recherches que j’ai trouvé les livres de Maria Montessori qui m’ont passionnée.

J’ai alors tout lu sur Maria Montessori et ce qui m’a séduit le plus c’est le respect du rythme et de la personnalité de chacun, le fait que très jeune on réponde aux besoins de l’enfant d’apprendre et de développer tous ses potentiels à travers un matériel pédagogique très élaboré, le fait que le professeur est un guide observateur de l’enfant,que son  but est de rendre l’enfant autonome par rapport à l’adulte, lui donner confiance en lui, ne jamais essayer de changer sa personnalité, le respecter tel qu’il est.

« Le petit d’homme n’est pas simplement un petit homme » J.J. Rousseau

Le professeur, un modèle pour l’enfant

Le professeur doit être un modèle, toujours bienveillant, ayant préparé parfaitement son environnement pour le bien être de l’enfant, etc…

Une chose qui me tenait également très à cœur était la grande nécessité pour l’adulte de demain de parler couramment au moins une langue étrangère voire deux. C’est pourquoi j’ai lu de nombreux livres sur l’apprentissage d’une langue étrangère par les enfants et voulu que mes enfants apprennent une deuxième langue à partir de 2 ans ½ (période sensible du langage) comme une langue maternelle.

Apprentissage précoce de plusieurs langues étrangères

J’ai donc cherché une école Montessori et j’en ai trouvé une à St-Nom-la-Bretèche où j’ai inscrit mon fils aîné, Stanislas. Il a fait sa rentrée en septembre 1989. Cette école avait été créée par une femme extraordinaire qui au départ faisait l’école à quelques enfants chez elle puis avait obtenu des locaux par la Mairie de St-Nom-la-Bretèche.  Je me suis donc intéressée à cette école et me suis investie dans l’association. Je suis devenue amie avec la créatrice et y ai fait mon apprentissage par beaucoup de présence dans la classe.

La force d’être vivant

Quelques mois plus tard, Noémie, alors âgée de 2 ans, est tombée gravement malade. Elle souffrait beaucoup, pleurait tout le temps et son état se dégradait de jour en jour, ceci pendant des mois où les médecins ne trouvaient pas ce qu’elle avait. Moi j’étais persuadée qu’elle avait un cancer mais personne ne me croyait. Au bout de 3 mois d’horreur, la sentence est tombée : elle avait une leucémie et peu de chance de s’en sortir. Le traitement était de 3 ans de chimiothérapie avec 3 mois enfermée en isolement dans un hôpital, et 3 ans d’enfer pour toute la famille.

J’ai mené ce combat pour Noémie dans les hôpitaux où j’ai vu des choses que je ne souhaite à personne : des enfants qui souffrent, certains qui ont toujours vécu à l’hôpital depuis leur naissance et qui n’en sortiront sans doute jamais, d’autres qui meurent, d’autres qui crient parce qu’ils ont mal, d’autres qui pleurent parce qu’ils sont seuls, des parents tristes, désarmés, perdus, des enfants qui ne peuvent plus manger, parler, jouer, des enfants avec des infections partout car privés de défenses immunitaires, et ma petite fille que je ne pouvais plus toucher qu’avec des gants, que je ne pouvais plus embrasser qu’avec un masque, ma petite fille qui ne pouvait plus parler, qui ne pouvait plus marcher, qui ne pouvait plus manger et maigrissait à vue d’œil,  qui ne riait plus, ne souriait plus, qui avait les yeux de la mort…

Les vingt ans de Noémie.

Avec l’angoisse permanente de ne pas savoir si demain elle serait en vie, si dans un mois elle reviendrait à la maison… Et que dire à son grand frère Stanislas de 3 ans qui la réclamait tout le temps, qui posait mille questions inquiètes au sujet de sa petite sœur, questions pour lesquelles nous n’avions pas de réponses satisfaisantes. Et comment s’occuper de son petit frère de 6 mois, Alexandre, alors que toute l’attention, toute l’énergie et toute la présence étaient tournées vers Noémie que j’avais décidé de ne jamais laisser seule à l’hôpital et de tout faire pour la guérir.

Développer les sens du petit enfant

Je me suis alors dit que je devais changer de vie, que cette épreuve n’était pas là pour rien, et que je me trompais de route. J’ai décidé de commencer ma formation Montessori tout en suivant également des cours de graphologie.

Et pourquoi pas ?

Dans le même temps, la fondatrice de l’école de Saint-Nom-la-Bretèche m’a demandé de reprendre son école, ce que j’ai accepté car j’avais comme objectif, dès que Noémie le pourrait, de l’y inscrire afin qu’elle puisse avoir le plus vite possible une vie « normale » propre, à mon sens, à sa guérison.

Comme elle était en chimiothérapie, il lui fallait une petite structure pour moins de microbes, avec peu d’enfants. Elle était très fragile, réapprenait petit à petit à marcher et ne devait pas être bousculée. De plus elle était chauve et je ne voulais pas qu’on se moque d’elle. Je m’étais aussi dit qu’il fallait lui communiquer l’envie de vivre et de se battre. Il était donc essentiel d’être toujours gai, souriant, lui montrant comme la vie est belle, heureuse et qu’elle vaut le coup d’être vécue.

Je tenais aussi à ce que les professeurs qui s’occupaient d’elle et de son grand frère aient des principes que l’on trouve chez Montessori : qu’ils les respectent, ne les forcent pas, ne les jugent pas, les comprennent tels qu’ils étaient à cette époque : Noémie à la fois fragile et tellement forte, Stanislas, si jeune, si mature et pourtant si vulnérable.

Et comme Noémie était très intelligente et très intéressée par tout, c’était aussi essentiel qu’elle puisse aller à l’école avec cette méthode exceptionnelle qui lui permettait d’apprendre et de penser à autre chose qu’à sa maladie, sa faiblesse, ses séjours à l’hôpital…

Décoration de l’entrée de l’école

Vous avez là l’origine de l’école que j’avais créée. Juste une « maman » qui vit une épreuve difficile et qui décide de fonder une école pour permettre à ses enfants, marqués eux aussi par cette épreuve, de la traverser le mieux possible, d’apprendre dans la meilleure ambiance possible, avec des adultes extrêmement bien préparés pour les aider au mieux dans leur développement, dans leur épanouissement, pour leur permettre d’acquérir une confiance en eux, une autonomie, un goût du bonheur, une soif de vivre qui leur permettent de gérer les épreuves de la vie.

C’est ensuite en 1991 que j’ai ouvert 2 classes de maternelle à Noisy-le-Roi : une en français le matin (anglais l’après-midi) et une en anglais le matin (et français l’après-midi).

Noémie continuait son lourd traitement mais mes trois enfants grandissaient et s’épanouissaient merveilleusement bien dans leur milieu scolaire, apprenant très bien et surtout étant toujours heureux d’aller à l’école.

Maria Montessori

Je continuais parallèlement ma formation Montessori 6–9 ans et 9–12 ans. La présidente de l’Association Montessori d’Amérique du Nord est venue trois fois faire des stages pratiques car il n’y avait rien en France. En même temps, j’ai suivi une formation d’astro-psychanalyse à Paris, mon but étant alors d’avoir un meilleur bagage pour mieux comprendre les enfants et donc mieux les aider.

Stanislas grandissait et je me suis posé alors la question : est-ce que je dois continuer ou non après le cycle maternelle ? Sans hésitation, je me suis dit que je devais continuer avec le cycle primaire.

Concentration sur des fiches de travail

Entre temps, Noémie a terminé sa chimiothérapie. Mais pour savoir si elle était en rémission, il fallait attendre ses 7 ans. Lorsque ce jour vint, ce fut une grande fête pour nous, un grand bonheur et c’est alors que je me suis fixé comme mission de vie de toujours aider les enfants. Ma vie serait maintenant consacrée à ça, je voulais leur donner tout ce que je pouvais pour qu’ils passent une scolarité heureuse, épanouissante. Je voulais leur communiquer la joie de vivre, la confiance en eux-mêmes, et en l’adulte, pour qu’ils traversent les épreuves et deviennent des êtres de valeur, capables d’aider à leur tour, de construire quelque chose de beau; les aider à s’aimer, à apprécier leur propre valeur, à avoir envie d’apprendre, à trouver chacun leur propre chemin.

Surtout je voulais qu’ils sachent que je ne les jugerai jamais, que je les accepterai comme ils sont avec leurs qualités et leurs défauts, que je leur donnerai tout ce que je pourrai sans jamais rien leur demander en retour.

Et pour moi, tout ça est mon choix de vie, mon bonheur…

Ceci est aussi une des bases de cette école. Et avant tout, tout ce que j’ai mis en place est basé sur ces grands principes.

Prendre son envol

J’ai toujours aussi réfléchi aux méthodes pédagogiques en me plaçant en tant que mère : est-ce que j’accepterai ceci pour mon enfant ? est-ce que j’aimerais qu’on lui parle ainsi ? qu’on lui fasse ceci ? qu’on lui impose cela ?…

Une autre base de cette école a donc été de toujours me mettre à la place de l’enfant : par exemple, mon principe de les laisser aller aux toilettes quand ils le désirent est basé sur la question : est-ce que nous, adultes, nous accepterions qu’il soit décidé par quelqu’un à quelle heure nous devons aller aux toilettes ? Est-ce que nous aimerions aller aux toilettes au même moment que tous nos camarades ? Je pense que nous répondrons tous : non ! Et pourtant la majorité l’impose aux élèves…

Voici un autre principe que j’ai toujours eu en tête en faisant cette école : de quoi auront-ils besoin lorsqu’ils seront adultes ? C’est une des raisons pour lesquelles j’ai souhaité qu’ils reçoivent un enseignement poussé de l’anglais, de l’espagnol, et aussi du chinois.

C’est aussi une des raisons de mon aversion pour les punitions « idiotes » telles que les « colles », les « copies »… et de mon goût pour l’autodiscipline.

La méthode Gordon

Lors d’une conférence très intéressante sur la méthode Gordon , « Comment parler aux enfants pour qu’ils écoutent… et écouter pour que nos enfants parlent », la psychologue avait expliqué un principe de base : si les punitions produisaient des résultats, une seule suffirait… Dans le monde de l’entreprise, ce n’est pas parce qu’on a peur de la punition que l’on fait bien son travail mais plutôt parce qu’on a à cœur de bien le faire. Donc est-ce qu’on apprend quelque chose d’intéressant aux jeunes avec les punitions ? Non !

Et je rappelle que c’est un des grands principes de Maria Montessori : pas de punitions, pas de récompenses !

Retrouver le bonheur de s’épanouir à l’école

Stanislas et Noémie sont alors arrivés en fin de primaire. Que faire ? J’avais l’idée d’inscrire Stanislas dans un Lycée International puisqu’il parlait couramment l’anglais mais lorsque j’ai vu la taille impressionnante de cet établissement et l’évident anonymat qui en résultait pour la foule des élèves, je me suis dit que j’allais ouvrir dans mon école un cycle secondaire.

Le problème qui se posait est qu’il n’y a ni collège, ni  lycée Montessori en France. Je me suis donc encore fait aider par la Présidente de l’Association Montessori d’Amérique du Nord qui m’a donné de précieux conseils et m’a surtout beaucoup encouragée.

Et pendant toutes ces années, nous avons permis à tellement d’enfants de retrouver la joie d’aller à l’école puis de trouver le chemin pour réussir leur vie !

Choisir sa meilleure orientation

Pour établir certains principes, j’ai continué à lire tout ce que je trouvais sur les pédagogies différentes en France, dans les autres pays, j’ai fait des formations diverses et variées : le feng shui, la communication positive…

J’ai eu de longs entretiens avec des psychologues et j’ai continué mes réflexions, mon observation des élèves, des bonnes choses comme des mauvaises, tentant en permanence d’ajuster mes principes au mieux pour chacun. Car je reste persuadée que, comme le disait Maria Montessori, aucune méthode ne doit être figée mais doit être en perpétuelle évolution à condition de garder très solidement les valeurs de base, et surtout celles qui ont fait le succès grandissant de cette pédagogie.

On peut toujours trouver une solution pour chacun

J’ai décidé d’accepter les enfants différents (dyslexiques, grands précoces, etc…) et de gérer tous ces élèves au cas par cas selon leurs spécificités, mon seul but étant de leur permettre de réussir leur vie et de surtout avoir confiance en la vie, en l’adulte, envie d’aller de l’avant, de continuer, d’y croire… et de créer un établissement où on ne casse pas les enfants, où on ne leur demande pas de rentrer dans un moule, où on ne change pas leurs personnalités, où on les prend comme ils sont, les sensibles restent sensibles avec un peu plus de force pour résister, les rebelles restent des rebelles mais apprennent à gérer leur agressivité…

Les surdoués peuvent avoir 1, 2 voire 3 ans d’avance tout en gardant leur faible maturité, les dyslexiques ne sont pas découragés mais compris, encouragés,  on croit qu’ils peuvent réussir… et ils réussissent !… et les phobies scolaires, grâce aux emplois du temps et à la charge de travail aménagés, reprennent goût à l’école et peu à peu retravaillent et finissent par réussir, sans compter tous ceux que les autres établissements excluent ou dirigent vers des voies où leurs rêves ne sont plus réalisables.

Et tous ces jeunes ne cessent de me dire : continue comme ça ! Sans cette école, nous n’aurions jamais réussi. Personne ne croyait en nous et toi, tu as été la première personne qui a cru en nous et tu nous as menés à la réussite…

Voilà, la chose essentielle de ma pédagogie : je crois en ces jeunes, tous ces jeunes, je reste persuadée qu’ils ont tous un potentiel immense et que c’est à nous, avec tout l’amour, le soutien, l’aide, les encouragements, la valorisation que nous pourrons leur prodiguer, de les aider à croire à nouveau en eux pour réussir et mener au bout leur projet de vie.

Chaque être est différent

Il est indispensable d’avoir quelques exigences très strictes dont on ne déroge pas, mais très peu d’exigences et, par contre, une grande tolérance. Au début demander peu, et petit à petit un peu plus et différemment selon les enfants. L’observation la plus importante faite par Maria Montessori et à garder toujours dans notre esprit est que chaque être est différent ; nous devons donc être différents en fonction de chacun. Lorsqu’on explique notre attitude, lorsqu’on est un perpétuel exemple pour eux, ils comprennent alors que nous ayons une exigence différente envers chacun.

Cette pédagogie, je l’ai donc imaginée d’abord avec le désir de créer une école différente du système traditionnel français. J’ai ensuite basé son développement sur les principes de Maria Montessori avec une adaptation à la vie d’aujourd’hui, sur la lecture de très nombreux ouvrages ayant trait à toutes les pédagogies actuelles et ensuite, comme Maria Montessori, sur l’observation des enfants.

Et les anciens deviennent professeurs à leur tour…

Il y a bien sûr des adaptations à faire, des recherches à effectuer (par rapport aux dyslexiques, dyspraxiques, hyper actifs, à l’anorexie….), des nouveautés à réaliser (les programmes humanitaires, une section plus professionnelle, des échanges avec des écoles d’autres pays…), des problèmes à mieux appréhender pour aider les jeunes à trouver des solutions (la drogue, l’alcool, l’absentéisme…), des adaptations à trouver dans notre éducation par rapport aux nouveaux outils comme Internet ou les calculatrices qui leur donnent pratiquement toutes les réponses…

Main dans la main, l’avenir en toute confiance…

C’est d’ailleurs ce qui est passionnant : rien n’est définitif (sauf les valeurs et les objectifs), il faut sans cesse que nous, adultes, nous nous remettions en question pour toujours nous améliorer et apporter quelque chose de meilleur. En revanche, une chose reste constante, nous devons avant tout être des exemples pour ces jeunes.

Une nouvelle école pour septembre 2012

Cette œuvre, je  la poursuis au sein de mon école, l’Ecole Internationale Montessori Athena, située à Bailly (78870) dans le département des Yvelines. Et je continue à y éprouver toutes les joies, toutes les satisfactions que j’y ai trouvées pendant toutes ces années auprès des enfants,   tous ces bonheurs quotidiens qui m’ont fait continuer malgré les doutes, malgré les nombreuses oppositions, malgré les absences d’encouragements, et parfois même les échecs, avec ce même élan, cette même joie qui m’ont toujours poussée de l’avant et qui, après toutes ces années, me poussent encore à chercher des améliorations, des solutions aux difficultés et aux problèmes que nous rencontrons quotidiennement dans l’éducation des enfants.

Sylvie d’Esclaibes.

20 commentaires pour Ma passion

  1. Soraya dit :

    Sylvie,
    J’ai eu la chance de vous rencontrer vous et votre fils Alexandre aujourd’hui à Thionville et j’en suis tellement heureuse!!!Nous avons pu échanger sur la pédagogie Montessori et cela me conforte encore plus dans l’idée d’instaurer du Montessori dans ma classe de l’enseignement publique. Cet échange avec vous m’a tellement apporté!Vous êtes une personne qui me laisse admirative pour tout ce que vous avez fait pour vos enfants, pour le travail que vous faites avec passion, vous avez été sur tous les fronts depuis la naissance de vos enfants et je vous en félicite. Je continue de lire votre livre sur lequel j’ai un joli autographe 😉 avec engouement. Je souhaiterais prochainement intégrer une formation Montessori que vous proposerez sur Thionville.
    Alors au plaisir de vous revoir très vite pour d’autres échanges fructueux…
    Cordialement

  2. Sandra dit :

    de chantage/violence dans son éducation. J’ai 1 lors découvert Montessori. Ça me convenait parfaitement. Puis la vie, pas toujours facile, m’à pris beaucoup de ma motivation et de min temps. Mon énergie était utilisée à autre chose. Et nous sommes tombés dans l’éducation de base « si tu fais ça tu auras récompense ou punition ». Tellement plus rapide et simple que d’expliquer et accompagner leur réflexion sur leurs actes.
    Aujourd’hui en échec dans l’éducation de mes 2 fils, les autres gros soucis étant passés, je me « réveille  » et me demande pourquoi j’ai dévié,et j’ai ressorti les bouquins montessori, je regarde sur internet comment reprendre les choses en main et « réparer ».
    Si nous pouvions en discuter un peu, vos conseils semblent bien intéressants!
    Mon premier enfan dès 18 mois était qualifié de précoce. Aujourd’hui nous sommes obligés de nous tourner vers psychologue et compagnie car nous ne comprenons plus.
    Depuis que je recommence à appliquer Montessori lors des altercations avec lui, c’est incroyable comme le problème se gère sans cris et tensions.
    Mais pas facile….
    Toutes mes félicitations pour votre parcours en tout cas. Ça laisse rêveur!
    Continuez!!

  3. Aurélie dit :

    Bonjour,

    Voici un très beau parcours, un beau témoignage merci!
    Enseignante en langues et lisant beaucoup d’ouvrages sur la pédagogie Montessori, je suis impressionnée par votre parcours. Vous êtes un exemple à suivre! Maria Montessori avait décidément tout compris.
    La seule chose que je regrette vraiment est l’évolution élitiste de la pédagogie Montessori, alors que sa fondatrice l’avait créée dans un quartier pauvre de Rome, et donc censée être accessible à tous.
    Je reste néanmoins dans l’espoir que dans un futur certain, les professeurs titulaires pourront se former à la pédagogie Montessori et à d’autres pédagogies nouvelles – car il y en a d’autres aussi importantes – et les appliqueront au maximum depuis les plus petites classes.

    Bonne continuation à vous, au plaisir de vous lire.

    • Bonjour, Merci. Je suis d’accord avec vous et c’est la raison pour laquelle je fais mon maximum pour transmettre et aider les professeurs des écoles qui mettent cette merveilleuse pédagogie en place dans leurs classes. À bientôt. Sylvie

  4. Katia dit :

    Magnifique parcours ! Ces idées mûrissent également dans mon cerveau et quand je pourrais me le permettre , je m’engagerai dans un cursus de formation montessori .
    Pleins de bonnes choses pour la suite et bravo !

  5. Cecile letangre dit :

    Cela fait du bien de vous lire Sylvie! Merci pour toute cette belle energie partagee***

  6. claire-lise dit :

    Ouahhhh…quel magnifique parcours. Je suis très émue. Plus je vous lisais, plus je sentais une personne profonde qui ne venait pas d’une vie facile. Souvent, je remarque que les perles précieuses comme vous et les plus grands trésors naissent de souffrance ! Comme si la vie naissait dans la souffrance ! Je reste profondément touchée par votre témoignage.

    Cordialement,

    Claire-lise

  7. Sylvie bonjour
    Je lis votre parcours et je suis toute en admiration . J’ai laissé un message sur votre blog déjà pour demander une formation a distance . J’ai une fille de 15 ans qui a subit tous les inconvénients des écoles françaises(colle punition ,brimade, pression etc…) et j’ai du la mettre au CNED Rennes( donc école a la maison de Madagascar). Comme je vous écrivais je reve d’une école MONTESSORI a Madagascar. J’ai eu l’occasion de recevoir un groupe d’élèves de votre école , je crois en 2004accompagné par Mr Denis Carzon . Ils ont passés une nuit dans mon parc (que vous verrez sur mon site http://www.le-karthala.com) ;leurs remarques et impressions m’ont étonnée. Ils avaient tant d’idées créatives pour dévelloper ma structure sans que je leur demande. C’est là que j’ai appris qu’ils étaient a l’école Montessori de Bailly.Depuis je reve de cette école pour ma fille d’abord mais pour les jeunes lycéens également.Comment pourriez vous m’aider dans ce sens ? Merci

    • Rebonjour Arianne, Je suis ravie et je vous remercie d’avoir accueilli mes élèves lors de leur séjour à Madagascar dont ils ont gardé un excellent souvenir. Je peux vous aider de beaucoup de manières différentes : vous faire bénéficier d’une formation correspondance, vous aider pour la création de votre école (je le fais déjà pour plusieurs personnes), trouver pour votre fille un système où elle puisse venir dans mon école, etc… Tout est possible et je suis à votre entière disposition pour vous aider. A bientôt j’espère. Sylvie

    • Je viens de regarder votre site. L’endroit où vous vivez me semble magnifique. Je peux aussi me déplacer à Madagascar pour vous faire bénéficier d’une formation sur le matériel Montessori et vous aider à créer votre école. A bientôt. Sylvie

      • Sylvie bonjour
        Milles merci d’avoir pris le temps de me lire et de répondre a mes soucis . Oui tout est possible et j’éspère pouvoir avancer mon projet avec vous . Vos propositions d’aider ma fille me tiens bien a coeur mais il faut se rendre a l’évidence , cette école
        est trop cher pour nous . Madagascar est très pauvre 3000fois plus pauvre que la France puisque 1€=3000ariary (nos francs). Je ne sais ce que vous pouvez proposer .
        Venir m’aider a Madagascar , c’est surement le plus beau pour moi.Peut on en discuter
        plus profondémént? Je n’ai pratiquement pas de moyen financier , peut on penser a des échanges de services par exemple? En tout cas merci pour cet interet, et a bientot .
        Arianne

      • Bonjour,

        Le problème c’est que la formation est payante. Surtout si je dois me déplacer à Madagascar. De plus, vous ne disposez pas du matériel Montessori sur place donc cela me semble très difficile. De plus, on ne peut pas commencer en créant un lycée. Il faut d’abord ouvrir une maternelle, puis un primaire puis un collège et enfin un lycée. Il est important que les enfants apprennent jeunes selon la méthode Montessori et ensuite grandissent dans cette pédagogie. Il est bien sûr possible d’intégrer en cours de scolarité mais pas des classes entières.
        Sylvie

      • Arianne Rafalimanana dit :

        Sylvie bonjour
        Je fais suite a mon mail/message de proposition de collaboration ou d’échange entre nous pour concrétiser le projet venue a Madagascar et formation ?

  8. audrey dit :

    merci à vous de partager. les enfants qui croisent votre route et qui peuvent profiter d’une école comme celle la ont une chance inouie. j’ai des jumeaux de 6 ans et j’aurai adoré pouvoir les inscrire dans une école montessori. dommage, le haut rhin ne dispose pas de telle structure. je suis heureuse qu’elles se développent partout et j’admire votre parcours. nos enfants sont en effet tellement différent et particulier… chacun à leur manière… leurs reflexions sont tellement libres de toutes barrières, à quelques jours de la rentrée scolaire je suis triste de savoir que le système éducatif français ne puisse pas apporter à chacun d’eux une approche individualisée et qui permettra de les préparer au monde qui les attend et qui change si vite ! aux parents de compenser au maximum à la maison mais avec nos emplois du temps quoi de plus dur… à première vue… vous nous donnez du courage dans vos lignes : si vous avez réussi à faire tant de choses et cela pendant un tel combat … rien n’est impossible. belle lecon de vie. et merci pour ce que vous faite… merci pour eux.

  9. merepoule dit :

    Et bien quel parcours! Je suis toujours très admirative quand je lis vos posts et quand je vois que vous avez toujours pris le temps de répondre à mes mails..un sincère grand merci ! J’aurai adoré monter une école montessori…!

  10. Isabelle Derbesse dit :

    Sylvie,
    Votre article m’a beaucoup touchée. Nous avons vécu la même chose avec Marie. Et c’est d’ailleurs pour elle que nous sommes arrivés à Vive l’Enfance. Ses frères sont arrivés l’année suivante. Notre Thibaut, dyspraxique, qui a retrouvé confiance en lui et qui est si malheureux de voir son école fermer. Et Pierre, le sportif, qui ne veut que skier, et qui rêve d’espace !!!
    Tous les trois garderont un souvenir merveilleux de leurs années à Vive L’Enfance.

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