La méditation peut changer la structure de notre cerveau

La méditation peut changer la structure de notre cerveau

Je souhaite partager avec vous cet article paru dans Le Figaro du 13 octobre dernier et écrit par Ouns Hamdi.

Tous les bienfaits de la méditation exposés dans cet article ne font que me persuader de la nécessité absolue de proposer la méditation aux enfants dans les écoles. On voit dans cet article qu’elle permet une meilleure attention, plus de compassion pour l’autre, une meilleure communication avec l’autre et des facilités pour apprendre. Tout cela est exactement dans la lignée des objectifs de la pédagogie Montessori mais aussi de tout ce que l’on souhaite offrir aux enfants pour qu’ils aient une enfance heureuse et devienne des adultes également plus heureux, avec eux-mêmes, avec les autres et dans la société.

C’est la raison pour laquelle nous proposons des séances de méditation, sophrologie et discussions philosophiques au Lycée International Montessori Athéna de Bailly et que notre organisme de formation « Apprendre Montessori » propose maintenant une formation ouverte à tous « Méditation, sophrologie et discussions philosophiques » afin que tous les adultes puissent proposer ces techniques aux enfants.

Vous pouvez regarder cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ymPiPrIpHiM

et vous inscrire à nos formations, en envoyant un mail à formation@montessoriathena.com.

Les formations ont lieu de 9 h 30 à 17 h (tarif : 130 €) :

Sylvie d’Esclaibes

« Des chercheurs ont prouvé que la méditation peut changer la structure de notre cerveau pour nous rendre plus attentifs, améliorer nos relations sociales et notre interaction avec l’environnement.

La méditation peut modifier la structure de notre cerveau pour nous rendre plus attentif, collaboratif et empathique, c’est du moins ce que démontre l’étude publiée dans le Journal Science Advance. Les neurosciences ont prouvé que notre cerveau change et s’adapte selon les expériences vécues toute au long de notre vie. Mais la plasticité de cet organe, au regard de nos expériences socioculturelles, reste encore bien mal connue.

Afin d’étudier si les activités sociales et surtout la méditation ont une influence sur la structure de notre cerveau, des chercheurs ont suivi un groupe de 332 personnes âgées de 20 à 55 ans. Durant 9 mois ces individus ont suivi trois modules de méditation de trois mois chacun. L’objectif étant de stimuler tour à tour trois régions du cerveau: le centre de l’attention et de la conscience, la région liée aux compétences socioaffectives et enfin la région sociocognitive du cerveau. Après chaque module, les chercheurs ont collecté et analysés les IRM et les tests comportementaux de ces individus.

La méditation améliore notre capacité d’attention

Le premier module du programme s’est focalisé sur la capacité à être attentif au moment présent et sur l’introspection. Ces séances étaient basées sur des pratiques classiques de méditations par la respiration, la vision, le goût, le toucher ou encore la marche. Ces séances ont été complétées par des temps de contemplations, l’objectif étant d’atteindre «la pleine conscience».

Les IRM ont révélé que ces entraînements avaient majoritairement épaissi la région du cortex préfrontal. Cette partie du cerveau est impliquée dans des fonctions telles que le langage, la mémoire de travail, le raisonnement, les processus affectifs ou le traitement des conflits. D’après l’étude, ce changement de structure dans le cerveau par la méditation est à l’origine d’une amélioration dans l’application de ces taches quotidienne.

Les tests comportementaux de leur côté ont confirmé une nette amélioration des capacités d’attention des participants. La méditation pourrait donc, à l’avenir, jouer un rôle dans la prise en charge de l’hyper activité ou de pathologies liées au déficit de l’attention.

L’importance de l’affect dans nos relations sociales

Le deuxième module avait pour objet de tester la capacité des participants à avoir de la compassion, à prendre soin des autres, ainsi que leur motivation à interagir en société et à gérer des émotions difficiles. Pour se faire, ils ont suivi pendant 3 mois des séances de méditation couplées à des exercices de communication verbale en duo.

Les entraînements ont provoqué une plasticité dans le cortex insulaire: cette région du cerveau encore méconnue participerait à notre conscience, à la formation de nos goûts. Elle jouerait par ailleurs un rôle dans nos possibles dépendances. Elle fait aussi partie du système limbique qui est quant à lui responsable de nos émotions comme la peur, l’agressivité ou le plaisir.

L’étude suggère que les exercices suivis durant ce module changeraient structurellement notre cerveau et induiraient des modifications comportementales. Au terme de ce module en effet, la majorité des personnes faisaient preuve de plus de compassion.

Interagir avec son environnement

Le troisième module expérimenté était basé sur la «théorie de l’esprit». En sciences cognitives, elle désigne le processus permettant à chacun de reconnaître et définir un état d’esprit, qu’il s’agisse du sien ou de celui des autres. Plus largement, elle permet de comprendre qu’autrui pense différemment de nous-même. Cette aptitude nous permet entre autres de communiquer, collaborer ou encore apprendre.

Les séances visant à stimuler les fonctions sociocognitives ont été à l’origine de changements dans le gyrus frontal inférieur pour la majorité des participants. Cette région contribue au langage, particulièrement à son articulation et sa rapidité de prononciation.

Ces séances ont aussi épaissi la structure du lobe temporal, siège de la mémoire à long terme et de la mémoire dite auditive. Cette région du cerveau est aussi impliquée dans notre vécu émotionnel et donc dans notre façon de percevoir nos expériences, notre environnement ou notre entourage. Elle serait aussi responsable de notre capacité à distinguer le familier de l’inconnu. En améliorant la plasticité de cette région du cerveau, les chercheurs espèrent pouvoir instaurer de nouveaux protocoles de soins pour des pathologies comme l’autisme ou la schizophrénie.

Les résultats de cette recherche pourront, à terme et plus largement, contribuer au développement de la méditation dans des secteurs tels que l’éducation, les milieux hospitaliers, les entreprises. L’objectif étant de développer notre intelligence sociale, notre coopérativité et notre motivation à interagir avec autrui. »

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Les effets du bilinguisme

Les effets du bilinguisme

On ne cesse de constater tous les effets positifs du fait d’être bilingue. C’est la raison pour laquelle je suis toujours étonnée du manque d’intérêt que portent les Instances de l’Education Nationale sur l’importance de l’apprentissage d’une deuxième langue dès le plus jeune âge.

Montessori langage

D’autres examens de Cambridge pour les plus grands.

Depuis 30 ans, au Lycée International Montessori Athéna, les enfants apprennent l’anglais à partir de l’âge de 2 ans 1/2 en immersion totale sous forme de 4 demi-journées par semaine (2 matins et 2 après-midis). Et ceci également pendant les classes primaires. Il est évident qu’ainsi appris, après 8 années, les enfants comprennent et parlent parfaitement cette langue.D’autant que cet apprentissage intensif est poursuivi dans les classes de collège et lycée. De plus, ils le lisent et l’écrivent. J’ai mis ceci en place car je considérais qu’il était primordial pour mes enfants et les enfants des autres, d’être bilingues si l’on voulait qu’une majorité  de portes leur soit ouverte et qu’ils puissent étudier et vivre dans de très nombreux pays. De plus ils apprennent ainsi l’anglais sans s’en rendre compte et sans le moindre effort à un âge où ils sont en pleine période sensible de la langue et donc où l’apprentissage d’un autre langage est très facile.

Université anglaiseEt le fait d’être ainsi bilingues a permis à mes enfants de faire de grandes études dans des pays anglophones (Warwick en Angleterre, MBA à Philadelphie, échanges à Shanghaï, Singapour, Miami, etc…) et aujourd’hui pour certains d’avoir un emploi épanouissant dans des entreprises internationales telles qu’Amazon par exemple. Et surtout ce bilinguisme leur a facilité considérablement la vie : leur permettant d’aller vivre dans de nombreux pays et de s’y sentir immédiatement bien, de voyager partout dans le monde, de lire des livres dans toutes les langues et en anglais est publié une grande quantité de livres non traduits en français, de communiquer avec des personnes du monde entier, etc…

Et je ne savais pas à l’époque les autres bienfaits qu’entrainerait cet apprentissage intensif de l’anglais. Par exemple, dans un livre intitulé « Fluent forever : how to learn any language fast and never forget it » de Gabriel Wynet, l’auteur explique : « How does it affect you in your daily life ? When you learn a language, you permanently improve your memory – you’ll be able to memorize faster and easier. You’ll multitask better. Bilingual people are better at focusing on tasks and ignoring distractions. They’re more creative. They’re better problem solvers. Bilingual students beat monolinguals in standardized tests of English, math, and science.

All of these advantages – collectively known as the bilingual effect – aren’t the result of natural, inborn intelligence. Most bilinguals never choose to be bilingual ; they just happen to grow up in bilingual families. The bilingual effect is a king of learned intelligence, and by picking up a new language, you get it too. »

Traduction : « Comment cela (le fait d’être bilingue) affecte-t-il votre vie quotidienne ? Lorsque vous apprenez une langue, vous améliorez en permanence votre mémoire – vous serez capable de mémoriser plus rapidement et plus facilement. Vous êtes une meilleure personne capable de faire des taches multiples en même temps. Les personnes bilingues sont meilleures pour focaliser leur attention sur des taches en ignorant les distractions. Ils sont plus créatifs. Ils sont meilleurs pour résoudre les problèmes. Les étudiants bilingues battent les monolingues à des tests standards en anglais, en maths, et en science. 

Tous ces avantages – reconnus collectivement comme les effets du bilinguisme – ne sont pas le résultat d’une intelligence naturelle et innée. La plupart des bilingues n’ont pas choisi d’être bilingues ; il leur est juste arrivé de grandir dans des familles bilingues. L’effet du bilinguisme est une sorte d’intelligence apprise en saisissant une nouvelle langue.  « 

Montessori language

Formations pour apprendre une deuxième langue à l’enfant.

Voilà pourquoi dans toutes les écoles Athéna, les enfants apprennent l’anglais dès le plus jeune âge par immersion totale et aussi à l’Ecole Montessori International de Bordeaux Gradignan et à l’Ecole Montessori Internationale de Marseille.

Vous pouvez aussi enseigner l’anglais à vos enfants : nous vous l’expliquons dans les formations « apprentissage de l’anglais » que notre organisme de formation « apprendre-Montessori » propose maintenant. Voici la vidéo de présentation de cette formation : https://www.youtube.com/watch?v=gieaEHQDIis&feature=youtu.be

Offrez également cette chance aux enfants !

Sylvie d’Esclaibes

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La gentillesse peut-elle être enseignée à l’école

La gentillesse peut-elle être enseignée à l’école

Je partage avec vous cet article paru dans le New York Times du 14 décembre 2017 et écrit par Richard Schiffman

Can Kindness Be Taught?

Les élèves de pré-maternelle à P.S. 212 à Jackson Heights, dans le Queens, observent leurs «copains de ventre» – des animaux empaillés placés sur leur estomac – tandis qu’ils se lèvent et retombent de leur haleine. La leçon fait partie de la gentillesse

Thanks to a challenge from the Dalai Lama, a number of preschools are trying to teach something that has not always been considered an academic subject: kindness.

“Can you look inside yourself and tell me what you’re feeling?” Danielle Mahoney-Kertes asked a class of prekindergarten students at P.S. 212 in Queens recently.

“Happy,” one girl offered. “Sick,” said another. A boy in a blue T-shirt gave a shy thumbs down. “That happens too,” Ms. Mahoney-Kertes, a literacy coach, reassured him.

The exercise was part of the Kindness Curriculum, developed by the Center for Healthy Minds at the University of Wisconsin, Madison, in which preschoolers are introduced to a potpourri of sensory games, songs and stories that are designed to help them pay closer attention to their emotions.

“Our world is kind of a scary place,” Ms. Mahoney-Kertes said. “We can’t always control what is happening outside us. But what we’re teaching them is that they can control how they respond.”

Since the curriculum was introduced in August, more than 15,000 educators, parents and others from around the world have signed up for it.

P.S. 212, which is in a neighborhood in Jackson Heights that is home to many new immigrants, was one of the first public schools in New York City to introduce mindfulness-based practices like yoga. The Kindness Curriculum, which incorporates mindfulness, was a natural fit.

“A child can come in and say, ‘My father was deported last night.’ How do you deal with that?” said the school’s principal, Carin Ellis. “We give them tools to cope with their hurt and pain.”

Ms. Ellis believes the Kindness Curriculum has also helped kids manage the stress of standardized testing and cut down on interpersonal conflicts.

“When you’re unkind to another, it’s usually about ourselves and how we are feeling,” she said. “If children can take a moment and just breathe, they can avoid acting out against others.”

There appear to be other benefits. Research led by the clinical psychologist Lisa Flook has shown that youngsters who received the kindness training become more altruistic in tests that measured their willingness to share with others. It also strengthened children’s ability to focus and modestly boosted their academic performance.

Some argue that emotional skills are better taught by parents than by teachers. But Dr. Flook points out that when kids come to the classroom anxious, angry or fearful, they are often too distracted to focus. “Children who have positive relationships with their peers and teachers do better in school,” she said.

They may also fare better later in life. One 2015 study that tracked kindergartners to young adulthood found that individuals with good prosocial skills — behavior that is positive, helpful and friendly — tended to be more successful as adults than those who did well in subjects like reading and math but lacked the ability to get along with others.

The Kindness Curriculum is part of a growing global movement to teach emotional intelligence in schools. Advocates of this approach say it’s shortsighted for teachers to focus narrowly on intellectual learning and ignore the cooperative emotional skills that enable learning — and learners — to flourish.

Still, some question whether personality traits like kindness can be taught.

Richard Davidson, the founder of the Center for Healthy Minds, believes that ancient Buddhist wisdom provides clues. He was inspired, he said, by a request from Tibet’s spiritual leader, the Dalai Lama, who asked him to take insights from contemplative practice out of their religious context and use them to develop strategies to help improve people’s lives. »

« La gentillesse peut-elle être enseignée ?

Grâce à un défi lancé par le Dalaï Lama, un certain nombre d’écoles maternelles tentent d’enseigner quelque chose qui n’a pas toujours été considéré comme un sujet académique : la gentillesse.

« Pouvez-vous regarder en vous et me dire ce que vous ressentez ?» Danielle Mahoney-Kertes a demandé à une classe d’élèves pré-maternelle de P.S. 212 dans le Queens récemment.

« Heureux », proposa une fille. « Malade », a dit un autre. Un garçon dans un T-shirt bleu a donné un coup de pouce timide. « Cela arrive aussi», a rassuré Mme Mahoney-Kertes, une coach en alphabétisation.

L’exercice faisait partie du programme Kindness Curriculum, développé par le Center for Healthy Minds de l’Université du Wisconsin à Madison, dans lequel les enfants d’âge préscolaire sont initiés à un pot-pourri de jeux sensoriels, de chansons et d’histoires conçues pour les aider à émotions.

« Notre monde est un endroit effrayant », a déclaré Mme Mahoney-Kertes. « Nous ne pouvons pas toujours contrôler ce qui se passe en dehors de nous. Mais ce que nous leur enseignons, c’est qu’ils peuvent contrôler comment ils réagissent. « 

Depuis l’introduction du programme en août, plus de 15 000 éducateurs, parents et autres personnes du monde entier s’y sont inscrits.

P.S. 212, qui se trouve dans un quartier de Jackson Heights abritant de nombreux nouveaux immigrants, a été l’une des premières écoles publiques de New York à introduire des pratiques fondées sur la pleine conscience comme le yoga. Le programme de bonté, qui incorpore la pleine conscience, était un ajustement naturel.

«Un enfant peut entrer et dire:« Mon père a été déporté hier soir. « Comment réagissez-vous à cela?», A déclaré le directeur de l’école, Carin Ellis. « Nous leur donnons des outils pour faire face à leurs blessures et leurs douleurs. »

Mme Ellis croit que le programme de Kindness a également aidé les enfants à gérer le stress des tests et à réduire les conflits interpersonnels.

« Quand vous êtes méchant avec un autre, c’est habituellement à propos de nous-mêmes et de ce que nous ressentons », a-t-elle dit. « Si les enfants peuvent prendre un moment et simplement respirer, ils peuvent éviter d’agir contre les autres. »

Il semble y avoir d’autres avantages. La recherche menée par la psychologue clinicienne Lisa Flook a montré que les jeunes qui ont reçu la formation de gentillesse deviennent plus altruistes dans les tests qui mesurent leur volonté de partager avec les autres. Il a également renforcé la capacité des enfants à se concentrer et a modestement amélioré leurs résultats scolaires.

Certains affirment que les compétences émotionnelles sont mieux enseignées par les parents que par les enseignants. Mais le Dr Flook souligne que lorsque les enfants arrivent en classe anxieux, en colère ou craintifs, ils sont souvent trop distraits pour se concentrer. « Les enfants qui entretiennent des relations positives avec leurs pairs et leurs enseignants réussissent mieux à l’école », a-t-elle déclaré.

Ils peuvent aussi mieux s’en sortir plus tard dans la vie. Une étude menée en 2015 auprès des jeunes enfants a révélé que les personnes ayant de bonnes aptitudes comportementales avec les autres – comportement positif, serviable et amical – avaient plus de succès en tant qu’adultes que celles qui réussissaient bien en lecture et en mathématiques mais manquaient de la capacité à être bien avec d’autres.

Le programme de bonté fait partie d’un mouvement mondial croissant pour enseigner l’intelligence émotionnelle dans les écoles. Les partisans de cette approche disent que c’est une vision à courts termes que les enseignants qui se concentrent uniquement sur l’apprentissage intellectuel et ignorent les compétences émotionnelles coopératives qui permettent à l’apprentissage – et aux apprenants – de s’épanouir.

Pourtant, certains se demandent si les traits de personnalité comme la gentillesse peuvent être enseignés.

Richard Davidson, le fondateur du Centre for Healthy Minds, croit que la sagesse bouddhiste antique fournit des indices. Il a été inspiré, a-t-il dit, par une demande du Dalai Lama, chef spirituel du Tibet, qui lui a demandé de s’inspirer de la pratique contemplative de son contexte religieux pour l’aider à développer des stratégies pour améliorer la vie des gens. »

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Ce matin en me levant je me suis dit «  Et si j’ouvrais une école Montessori ? »

Ce matin en me levant je me suis dit «  Et si j’ouvrai une école Montessori ? »

Voici un très bel article écrit par Laetitia, qui travaille à mes côtés et qui est également formatrice.

« Pourquoi pas…

Nous rêvons tous d’une école bienveillante, en lisière d’une forêt verdoyante, à l’écoute des besoins de l’enfant, ouverte sur la nature et le monde, et pouvant accueillir nos enfants comme de petits trésors fragiles et bruts qu’il faut respecter et accompagner sur le chemin de l’apprentissage et de l’éducation..

Mais quelles sont les étapes nécessaires, les barrières à franchir avant de se jeter à corps perdus dans cette folle aventure ?

Tout d’abord, il s’agit de réfléchir à soi ! Suis-je prête à changer de vie ? A faire de cette si belle philosophie et pédagogie une réalité à chaque minute ? A donner la priorité à ce projet extraordinaire ? A sacrifier des soirées, des week-ends, quelquefois des moments en famille afin de répondre aux milliards de questions qui vont me tarauder…les premières années ! Suis-je prête à me remettre en question, à me laisser accompagner, guider afin de faire au mieux ? Suis-je prête à travailler en équipe ?

Puis une fois ce petit tour d’horizon sur mon courage et ma motivation sans bornes, il s’agit de se poser la question de la formation ! Une formation d’un week-end, d’une semaine est-ce suffisant afin d’accueillir des enfants dans une classe Montessori ? En dehors de la formation pratique qui permet à la personne en chemin que je suis de maîtriser le matériel ( en s’entrainant chaque jour de manière régulière) , de se l’approprier et d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages il va falloir intégrer cela dans la gestion d’une ambiance entière.

Bien plus qu’une méthode ou un système d’éducation, Maria Montessori propose une nouvelle manière de voir l’enfant et de vivre avec l’enfant. Maria Montessori était une chercheuse acharnée qui par une observation attentive et minutieuse de l’activité spontanée de l’enfant a compris la nécessité de respecter son rythme. Mais cela, en suis-je capable au bout de quelques jours de formation ? Chacun à son propre chemin et les formations antérieures, le parcours de vie et la sensibilité propre de chaque personne va vous faire cheminer plus ou moins vite mais il est clair qu’il faut du temps…

Du temps pour observer des classes, visiter des écoles, échanger avec les équipes, accompagner des enfants sur une année en tant qu’assistante peut être afin de repérer les périodes sensibles et le stade de développement de chaque enfant avec ses besoins et ses particularités, réfléchir à la gestion d’une classe à l’année avec ses saisons, ses fêtes tout en respectant la philosophie… Il faut aussi du temps pour réfléchir à la place qui m’est destinée à coté de l’enfant afin qu’il puisse être autonome, grandir en sécurité et rassuré…en faire juste assez mais pas trop !!

Du temps est nécessaire également pour se projeter dans une classe, penser l’organisation spatiale, les vas et viens des adultes et des enfants, les rituels, les limites aussi… et je vous épargne toutes les heures consacrées à la plastification, au découpage, à la création des plateaux du jour au lendemain et à la montagne de démarches administratives qu’entraîne une école …

Puis vient également et non le moins important, le temps des relations avec les parents ! Jusqu’où les parents jouent-ils un rôle dans l’école ? Comment les informer régulièrement du cheminement d’apprentissage de leurs enfants ? Quels supports choisir ?

En conclusion, pour proposer un environnement serein, une ambiance montessorienne digne de ce nom, l’expérience est nécessaire, essentielle car comme le dit Maria Montessori, l’enfant absorbe le bon et le moins bon et il ne s’agit pas de l’abîmer, mais de l’accompagner afin que ses années à vos cotés soit exceptionnelles, extraordinaires et inoubliables. Qu’il puisse développer ses qualités, accepter de se tromper pour réussir, gagner en confiance en lui et devenir un adulte heureux et ancré dans ce vaste monde qui l’entoure ! La mission est gigantesque mais rien n’est plus beau et enrichissant ! Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain alors….si toutes ces questions ne vous ont pas démotivées, ce projet mérite de s’y attarder…Alors, bonne route à vous ! »

 

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Concentration et gestion des émotions

Concentration et gestion des émotions

Nous vous annonçons notre nouvelle formation « sophrologie, méditation et discussions philosophiques » auprès des enfants de 4 à 12 ans.

Cette formation est née d’une pratique que nous effectuons chaque semaine depuis plus d’un an auprès des élèves de nos classes du Lycée International Montessori Athéna.

Devant les bienfaits que cela apporte à nos élèves, nous avons décidé de la proposer à tous. Elle est ouverte aux parents, aux enseignants, aux éducateurs spécialisés, etc… à toutes les personnes qui s’intéressent aux enfants et qui souhaitent leur apporter le meilleur pour leur vie actuelle et leur avenir.

Montessori

Des exercices de sophrologie pour aider à gérer ses émotions.

Nous savons tous que la concentration est un souci rencontré par de nombreux enfants et cette pratique leur offre, entre autres choses,  une solution pour mieux se concentrer.

Philippe Négaret qui anime cette formation vous en fait une courte présentation sur cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ymPiPrIpHiM&feature=youtu.be

Des documents vous seront distribués à la fin de la session ainsi qu’une attestation de suivi.

Vous pouvez en consulter le programme en cliquant sur ce lien : https://www.apprendre-montessori.fr/sophrologie-meditation-et-philosophie/

Cette nouvelle formation est en lien total avec la pédagogie de Maria Montessori qui mettait au centre de sa méthode l’apprentissage et la consolidation de la concentration et qui avait pour principal objectif : La Paix dans le Monde.

Montessori

Des discussions philosophiques pour mieux se connaître, connaître les autres et le monde dans lequel on vit.

Voici les dates et lieux des prochaines sessions :

  • Ecole Montessori Internationale de Bordeaux Gradignan : le 3 mars
  • Ecole Montessori Athéna de Clichy : le 17 mars
  • Ecole Montessori Internationale de Marseille : le 24 mars.

Le tarif est de 130 € la journée de 9 h 30 à 17 h. Comme pour toutes nos formations, un suivi a lieu par l’intermédiaire de notre groupe Facebook fermé.

Pour tout renseignement ou inscription, merci d’envoyer un mail à : formation@montessoriathena.com

Je pratique tout cela avec Philippe deux fois par semaine, nous vivons des moments extraordinaires et l’évolution des enfants est exceptionnelle. Il est vraiment primordial que tous les enfants puissent connaître ces méthodes.

A bientôt,

Sylvie d’Esclaibes

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Portes ouvertes dans notre école Montessori de Carvin

Portes ouvertes dans notre école Montessori de Carvin

Notre prochaine soirée portes ouvertes de notre belle école Montessori Athéna de Carvin aura lieu le jeudi 15 mars entre 17 h et 19 h.

La géographie

Nous vous invitons à venir nombre découvrir les beaux locaux et recueillir toutes les informations sur nos classes maternelles et primaires bilingues (français – anglais).

Les mathématiques

Pour tout renseignement complémentaire et/ou pour recevoir nos tarifs, merci d’envoyer un mail à carvin@montessoriathena.com.

Sylvie d’Esclaibes

 

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Combattre les idées reçues

La pédagogie Montessori est actuellement l’objet de beaucoup d’articles, d’initiatives et de mise en vente de matériel.

Voici nos réponses pour y voir plus clair et combattre les idées reçues !

N°1

Maria Montessori a inauguré la première Casa Dei Bambini en 1907 ! 

Véritable laboratoire de recherche pédagogique, elle permettra à cette femme docteur pluridisciplinaire, d’aller de surprises en découvertes et d’élaborer ce que l’on appelle aujourd’hui la Pédagogie Montessori.

N°2

Montessori, c’est la liberté dans le cadre.

Le principe fondamental de la pédagogie scientifique de Maria Montessori est la liberté de l’élève.

Mais, elle ne peut pas s’exercer sans que soit respectée la discipline très stricte du respect des autres et du matériel, de l’étalonnage dans la progression des apprentissages, et des règles d’utilisation de chaque matériel ! 

N°3

Le calcul est pourtant simple … Les écoles hors contrat de l’éducation nationale n’ont aucune aide ni prise en charge, pas plus de subvention.

Pour assurer un suivi individuel et garantir une qualité d’accompagnement, il faut un taux d’encadrement d’un adulte pour 10 enfants.

Ajoutez à ce salaire avec les charges le coût de location ou d’achat du local, variables selon les régions mais important quoi qu’il arrive.

Les cotisations parentales mensuelles permettent à peine aux écoles de rentrer dans leurs frais. On est donc très loin d’une activité lucrative.

 

N°4

Pour le collège ou même le lycée, en cas de déménagement ou simplement par envie, les enfants ne font pas forcément toute leur scolarité dans la même école.

Ce qui est le plus déstabilisant pour les petits montessoriens restera sans doute le changement dans la posture de l’adulte.

L’intégration se fera quand même pour la plupart du temps sans encombre grâce aux grandes qualité de volonté, de confiance en soi, de curiosité et la furieuse envie d’apprendre qu’ils auront développées dans nos classes.

N°5

Il n’existe malheureusement aucun contrôle pour l’appellation Montessori et les distributeurs de matériel fleurissent.

Leurs propositions de matériel sont toujours plus nombreuses et accessibles mais tellement insatisfaisantes.

Gardez les yeux ouverts et essayez de vérifier si le matériel respecte bien les critères du matériel scientifique de Maria MONTESSORI : matériaux de qualité, esthétisme, une difficulté à la fois…

N°6

Maria MONTESSORI a toujours souhaité que ses découvertes et ses écrits ne soient ni labellisés ni figés.

Il n’y pas de certification et plusieurs organismes de formation proposent des sessions de qualité. Vérifier l’expérience et la réputation du centre, le sérieux des formateurs.

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