Voici un article écrit par Laure, le professeur de français et de philosophie de notre Lycée International Montessori Athéna de Bailly.

Sortie théâtre pour les 1ères : on prépare l’oral du bac français au théâtre !

Le mardi 4 février, les élèves de 1ère du lycée international Montessori ont eu l’occasion d’assister à l’adaptation d’un roman de Balzac au théâtre : « La vieille fille ». Ce fut l’occasion pour la classe d’affuter son regard littéraire et artistique sur l’univers du théâtre.

Tout d’abord, comment adapter un roman au théâtre ? Raphael nous précise le fait que l’adaptation théâtrale a pris des libertés sur l’agencement du texte. Mais, selon lui, le découpage restait cohérent, et le fil rouge de l’histoire tout à fait compréhensible. Il ajoute ; « la pièce résume le roman, mais elle parvient à garder l’âme de l’œuvre. ».

Le décor ?  Jeanne explique qu’en ce qui concerne la mise en scène, elle était fondée sur la simplicité puisque le décor ne change pas tout au long de la pièce. Solène a aussi remarqué la spécificité des choix scénographiques. La pièce démarre dehors, les personnages sont sur un banc, rien d’autre. Solène souligne le fait que « cela nous met ainsi immédiatement dans l’ambiance des communes de province et ses potins. »

De quoi s’agit-il ? L’histoire se déroule dans la ville d’Alençon. Rose Cormon est une femme de quarante ans, attendant désespérément l’amour. Deux prétendants s’offrent à elle, mais elle ne fera pas le bon choix. Un sujet qui semble bien tragique. Et pourtant…

Jeremy qualifie quant à lui cette pièce « d’étonnamment burlesque.» Il ajoute que «cette dimension burlesque, en plus du fait que l’on s’attache très rapidement aux personnages, donne à la pièce un aspect sympathique et crée aussi une proximité avec le public. »  Solène renchérit sur le fait que le choix de l’incarnation des personnages était plutôt judicieux car le fait qu’un homme interprète une femme ( et vis versa) ajoute une dimension burlesque aux discours caricaturaux des différentes catégories sociétales. 

Naoko nuance ce jugement. En effet, pour elle, Rose-Marie est « un personnage comique, mais c’est aussi la victime ultime de cette tragi-comédie. » Arthur, de cet avis, évoque quant à lui les choix de mise en scène : « la pièce est certes énergique et comique, mais par moments, cet humour est peut-être trop central dans la pièce faisant perdre la dimension réaliste de la pièce ».

Quoi qu’il en soit, tous s’accordent à dire que la passion pour l’univers du romancier fut tangible à la fin de la pièce. En effet, les acteurs ainsi que le metteur en scène, ont pu échanger avec les élèves. Jérémy souhaite d’ailleurs souligner l’excellent jeu des acteurs, qui prouve un dévouement complet envers l’œuvre.

Laure pour Sylvie d’Esclaibes

Publié par :Sylvie d'Esclaibes

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