Il faut enseigner les maths autrement !

Voici un article qui est paru hier dans le Figaro et est écrit par Marie-Estelle Pech

Je suis vraiment très en colère lorsque je lis ce genre de résultats car voici tellement d’années que j’essaie d’expliquer qu’il est impératif d’enseigner les mathématiques autrement.

Les neuroscientifiques le prouvent également : les enfants ont besoin de manipuler du matériel, ils ont besoin de comprendre concrètement les concepts qui leur sont enseignés. Mais pourquoi ne met-on pas à la disposition des enseignants des écoles maternelles et primaires, le matériel Montessori qui est extraordinaire et qui permet aux enfants d’étudier les maths avec plaisir, de comprendre, de mémoriser et d’avoir un bon niveau.

Pourquoi l’Education Nationale n’accepte-t-elle pas que nous proposions des formations aux enseignants pour approcher les apprentissages mathématiques de cette façon-là ? J’ai écrit deux courriers à notre Ministre, Monsieur Blanquer, car de nombreux enseignants de l’Education Nationale me l’avait suggéré et j’ai été deux fois poliment éconduite.

Et pourtant, c’est une évidence ! Les enfants et les enseignants ont besoin de matériels concrets ! Et ce matériel est bien moins couteux que certaines dépenses entreprises par l’Education Nationale et qui s’avèrent très peu nécessaires. Alors que là c’est une priorité ! Va-t-on encore laisser les élèves voir le niveau baisser et n’avoir aucun plaisir à étudier les maths alors qu’on sait également que l’apprentissage doit passer par le plaisir ?

Va-t-on encore laisser les inégalités se creuser toujours davantage ?

Pour étudier les nombres relatifs et les résolutions d’équations

On le constate tous les jours dans les classes de nos écoles Montessori Athéna, les enfants aiment les mathématiques car ils aiment le matériel et ils apprécient cette approche avec laquelle ils comprennent. Et même les adultes, lorsqu’ils assistent à nos formations Montessori sur les maths ne cessent de répéter : « Ah si j’avais appris de cette façon-là, j’aurais compris, j’aurais aimé, je n’aurais pas été terrorisée par cette matière, etc… etc… »

Et même jusqu’aux niveaux du collège on peut utiliser ce matériel et les aider à mieux comprendre et à s’amuser avec les maths !

Il faut réagir absolument !

Sylvie d’Esclaibes

« Importante chute du niveau des écoliers en mathématiques

Les performances des écoliers de CM2 ont fortement baissé entre 2014 et 2019 en mathématiques.Par Marie-Estelle PechPublié hier à 20:30, mis à jour il y a 9 heures

Nouveau coup dur pour l’éducation nationale. Selon une importante étude, Cedre, publié ce 30 septembre, le niveau des écoliers de CM2 a fortement baissé entre 2014 et 2019 en mathématiques alors que leurs performances étaient restées stables entre 2008 et 2014. La direction des statistiques du ministère de l’éducation nationale (Depp) a sélectionné 200 écoles, tant publiques que privées, soit un échantillon de 6000 élèves de CM2.

L’évaluation portait en partie sur les programmes publiés en 2015 et mis en application à la rentrée scolaire de 2016, à l’époque de François Hollande et de sa ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. Les trois champs mathématiques du programme ont fait l’objet d’une investigation: nombres et calculs, grandeurs et mesures et espace et géométrie.

● Davantage d’élèves faibles et moins d’élèves forts

Alors qu’entre 2008 et 2014, le score moyen était resté stable, il baisse de 17 points en 2019 pour atteindre 232 points. Les groupes les plus faibles, dont la maîtrise est fragile, voire très fragile, voient leurs effectifs augmenter: ils comprennent 54,4% des élèves en 2019 contre 42,4% en 2014. À l’inverse, la proportion d’élèves dans les groupes les plus performants, ceux dont les élèves détiennent de façon optimale les acquis attendus en fin d’école primaire, diminue: 20,2% en 2019 contre 29% en 2014.

● Les écoles privées épargnées par la baisse de niveau

Les différences de niveaux restent très marquées par l’origine sociale des élèves. La baisse des performances entre 2014 et 2019 ne concerne pas les élèves appartenant aux écoles les plus favorisées. Elle n’affecte pas par exemple les élèves des écoles du secteur privé sous contrat. En revanche, la baisse est importante et significative dans les écoles du secteur public: moins 17 points dans les écoles publiques hors éducation prioritaire (score moyen de 233 en 2019) et moins 26 points dans les écoles publiques relevant de l’éducation prioritaire (score moyen de 202 en 2019).

● Moins de plaisir à faire des mathématiques

Plus inquiétant encore, les écoliers sont moins nombreux à faire des mathématiques par plaisir (67,1% en 2019 contre 75,8% en 2014). En effet, ils s’intéressent moins aux apprentissages en mathématiques (85,8% contre 92,4%) et sont moins nombreux à attendre les séances avec impatience (54,7% contre 77%).

L’étude Cedre s’est également penchée sur 300 collèges, s’attardant sur les performances des élèves de troisième. La baisse du score moyen constatée en 2014 se poursuit en 2019 avec une baisse de 6 points du même ordre que celle déjà constatée cinq ans plus tôt entre 2008 et 2014. Comme pour les écoliers, on constate une augmentation du nombre d’élèves dans les bas niveaux et une réduction dans les niveaux les plus hauts. En 2019, près d’un quart des élèves (24,6%) sont dans les groupes les plus faibles contre 15% en 2008. Le niveau des collèges les plus favorisés, qui a baissé de façon importante, explique en grande partie de phénomène. Celui des collèges les moins favorisés ne varie pas significativement. »

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