Des activités sur les oiseaux

Je vous ai proposé de nombreuses cartes sur le thème des oiseaux la semaine dernière. Voici encore d’autres idées pour enrichir nos connaissances sur ce sujet, et s’en servir de tremplin pour des activités de langage, de vie pratique et de vie sensorielle. 

Comme il est doux au printemps d’entendre de bon matin le chant du merle. Dans la journée, à toute heure, les moineaux pépient. Et jusque tard dans la soirée, le rossignol nous enchante de sa douce chanson. 

Voici donc l’occasion d’apprendre le cri des oiseaux et d’élargir notre vocabulaire, car le monde s’agrandit à celui qui détient les mots pour le décrire ! 

Le chant des oiseaux 

Rappelons nous donc que l’aigle glapit, l’alouette grisolle, la caille carcaille, la chouette hulule, la cigogne craquette, le corbeau croasse, le coucou coucoule, le dindon glougloutte, l’hirondelle gazouille, le moineau pépie, le merle flûte, la mésange zinzinule, le moineau pépie, le pic pleupleute, la pie jacasse, la poule caquette, le poussin piaule, le rossignol chante, la tourterelle gémit… Même les plus jeunes auront beaucoup de joie à retenir ces drôles de cris ! 

Les oiseaux dans la littérature

De tout temps, les oiseaux ont inspirés les poètes. Pourquoi ne pas apprendre avec notre enfant quelques jolis vers que nous auront plaisir à réciter ensemble au détour d’une promenade, en entendant tel ou tel oiseau ? La littérature fait partie de notre culture. Très tôt nous pouvons y sensibiliser nos enfants. Au début, simplement par la lecture, puis en apprenant avec lui des passages qu’il aime tout particulièrement. S’il on se prend au jeu, on peut avec l’enfant apprendre dans la joie et le plaisir par coeur de nombreux textes, que l’on aura plaisir a réciter lors de temps festifs en famille ou en toute occasion. Ce bagage culturel sera un véritable atout pour l’enfant en grandissant, qui sera imprégné de notre culture, qui aura appris inconsciemment à jouer avec les  mots et à les assembler harmonieusement. Il aura de plus connaissance de nombreux auteurs. 

Voici comment Chateaubriand parle du rossignol : 

« Lorsque les premiers silences de la nuit et les derniers murmures du jour luttent sur les coteaux, au bord des fleuves, dans les bois et dans les vallées ; lorsque les forêts se taisent par degrés, que pas une feuille, pas une mousse ne soupire, que la lune dans le ciel, que l’oreille de l’homme attentive, le premier chantre de la création entonne ses hymnes à l’Eternel ». 

Une autre poésie, de Pernette Chaponnière : 

L’hirondelle 

On m’a dit qu’une hirondelle

Ne faisait pas le printemps

Et moi je dis que c’est elle, 

Sinon, qui le ferait donc ? 

Je l’ai vu avec son aile

Qui taillait dans le ciel blanc

Un grand morceau de dentelle

Où venait jouer le vent. 

Ce n’était qu’une hirondelle

Un oiseau noir et blanc

Et pourtant je n’ai vu qu’elle 

Et j’ai le coeur tout content. 

On dit que les demoiselles

Font la pluie et le beau temps

Moi je dis qu’une hirondelle

Fait l’avril et le printemps. 

Ce ne sont que des exemples, vous en trouverez beaucoup en cherchant. 

Etre sensible au silence pour mieux écouter la nature

Dans la pédagogie Montessori, il existe la « leçon de silence », qui permet à l’enfant de retrouver son calme, de prendre conscience de sa respiration, de ses mouvements, des bruits à l’intérieur de lui et à l’extérieur. 

Pour Maria Montessori, « lorsque les enfants arrivent à bien faire « le silence », leur ouïe a acquis une grande finesse de perception des sons. Les bruits retentissants leur sont de plus en plus désagréables une fois qu’ils connaissent le monde du silence et des sons délicats. »

Une variante pourrait être de faire cette leçon fenêtre grande ouverte, pour entendre chanter les oiseaux. 

Forcément, l’enfant sera sensible à ce chant. 

On pourra lui proposer à la fin de la leçon, alors qu’il sera dans le calme, d’apprendre les différents chants d’oiseaux.

Les appeaux : 

les appeaux sont de petits instruments qui reproduisent le chant des oiseaux. Vous pouvez vous procurer les appeaux des oiseaux que vous entendez régulièrement.  

L’appeau du moineau notamment est très facile d’utilisation. Vous pouvez le présenter à votre enfant dès 2,5 ans. La pression à effectuer sur la poche sera un très bon exercice de vie pratique, qui renforcera les muscles de la main de votre enfant. Ce dernier sera ravi de réussir à reproduire le cri du moineau, qu’il peut très facilement observer. 

Les autres appeaux seront, en fonction des enfants, plutôt à proposer vers 4 ou 5 ans. 

Vous pourrez notamment trouver celui de la mésange charbonnière, ou celui du coucou, qui s’apparentent à de petites flûtes. Merle, rouge-gorge, rossignol, vous pouvez ainsi vous constituer tout un panier. 

Si vous choisissez de les acheter en double, vous pourrez effectuer des jeux de mises en pair auditives, excellents pour développer l’ouïe de votre enfant. Quand il saura bien les utiliser, votre enfant sera ravi, lors de promenades en nature, d’emporter tel ou tel appeau pour appeler un oiseau ou lui répondre lorsqu’il reconnait son cri. 

Les cartes de nomenclature : 

En parallèle de ce travail sur les cris des oiseaux, vous pouvez bien entendu constituer des cartes de nomenclature pour que l’enfant associe le cri ainsi que la reconnaissance visuelle au nom de l’oiseau. Vous trouverez sur internet de nombreuses photos. Présentez les petit à petit à votre enfant car les oiseaux sont nombreux, leurs cris sont parfois proches, et il ne faut surtout pas que votre enfant se décourage ! 

En parallèle de ces cartes sur les différentes espèces d’oiseaux, vous pouvez aussi créer des cartes sur l’anatomie de l’oiseau pour apprendre les différentes parties de son corps.  

les livres musicaux

Il s’agit ici de tous les livres qui parlent des oiseaux et qui complètent leur présentation avec le chant des oiseaux, sous la forme de cd, d’application ou encore de boutons pour les plus jeunes. Voici quelques propositions, mais il y en a beaucoup d’autres !    

les oiseaux en observant leur plumage 

Les enfants aiment beaucoup ramasser des trésors lors de leurs promenades et bien entendu les plumes en font partie. 

Vous pouvez, de retour à la maison, chercher dans un livre sur les oiseaux à qui appartient la plume trouvée. 

Une plume est fragile, il faut bien la protéger. 

Proposez à votre enfant de fixer les plumes trouvées dans un cahier, d’écrire en dessous le nom de l’oiseau auquel elle appartient et de constituer une collection.   

Une autre idée peut être d’exposer la collection de plumes, en utilisant un tasseau de bois, dans lequel vous percerez des petits trous de 5 mm de diamètre. Remplissez les trous de pâte à modeler et piquez les plumes à l’intérieur. 

Repérez les nids des oiseaux

Chaque oiseau à une façon bien particulière de fabriquer son nid.

Lorsque l’enfant sait reconnaitre les différents oiseaux, vous pouvez lui proposer de découvrir leurs habitats ! 

Tout le monde connait le nid d’hirondelle. Mais celui du roitelet, suspendu à l’extrémité d’une branche, caché entre les ramilles du sapin, ou celui du loriot, en forme de hamac, nous sont moins connus, tout comme celui du troglodyte, merveille de tissage en forme de boule avec une petite entrée sur le côté…

Lorsque vous les avez présenté à votre enfant, vous pouvez préparer des cartes avec d’un côté le nid et de l’autre l’oiseau, pour que l’enfant prenne plaisir à les associer, sans oublier bien sûr l’autocorrection. 

Vous pouvez bien entendu compléter ces découvertes de nombreuses lectures pour que l’enfant réinvestissent les connaissances acquises. 

N’oubliez pas que l’essentiel est que l’enfant soit demandeur et prenne plaisir à effectuer toutes ces découvertes car c’est comme cela que ces savoirs se fixeront dans sa mémoire.   

Sylvie d’Esclaibes

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