Ne jamais laisser un bébé pleurer !

Ne jamais laisser un bébé pleurer !

De plus en plus, des jeunes parents me demandent des conseils pour avoir le meilleur comportement possible avec leur bébé. Après réflexion, je pense aussi que plus on peut commencer tôt avec l’approche Montessorienne ainsi qu’avec tout ce que les neuroscientifiques ont découvert, mieux sera notre société de demain. Une des premières choses dont j’avais envie de vous parler est la réaction à avoir face à un bébé qui pleure. Lorsque mes enfants étaient petits, jamais je ne les laissais pleurer et combien de fois j’ai entendu : « ils font des caprices », « si tu les prends dans tes bras à chaque fois qu’ils pleurent ils deviendront des tyrans » etc… etc… et je n’y croyais pourtant pas.

Mes dernières recherches et lectures m’ont donc conduit à publier l’article ci-dessous :

Sylvie d’Esclaibes

Le stress du bébé qui pleure
Le stress du bébé qui pleure

Un bébé qui pleure, s’il est ignoré, sécrète du cortisol (hormone du stress). Cette sécretion amène l’enfant à passer par plusieurs phases de stress, dont la dernière, l’inhibition peut ressembler à un retour au calme. Il n’en est rien. C’est bien un état de stress que vit l’enfant qui s’endort après avoir hurlé sans être écouté. Si l’enfant est cajolé et rassuré la nuit, il devrait augmenter petit à petit, la durée de ses plages de sommeil.

Interview de Catherine Gueguen dans Kaizen :

« Les sciences nous apprennent que les relations affectives vécues dans la petite enfance vont déterminer et modeler totalement le cerveau de l’enfant, en  profondeur, tant au niveau intellectuel, qu’affectif. Ce que vit l’enfant aura une influence considérable sur la sécrétion de molécules cérébrales sur le développement des neurones, sur la myélinisation, sur les structures et circuits cérébraux, sur l’axe régulant le stress et sur l’expression de certains gènes. Les neurosciences affectives et sociales nous enseignent également tout ce qui favorise et ce qui entrave le développement de l’être humain. C’est une relation empathique, aimante, soutenante et bienveillante qui permettra un bon développement du cerveau. Il est essentiel de « materner » un enfant – terme qui peut selon moi s’appliquer aussi bien à la mère qu’au père. Le materner c’est prendre soin de lui, le consoler, le rassurer, le sécuriser, et ceci à tout âge. Cela engendre une sécrétion de molécules cérébrales très importantes qui font maturer le cerveau comme le démontrent des recherches récentes menées par une jeune suédoise, Anne-Laura van Harmelen, et un jeune japonais, Testsuo Kida.

Un bébé apaisé.
Un bébé apaisé.

Laisser pleurer l’enfant pour qu’il s’endorme seul a pour conséquences : la sécrétion excessive de molécules de stress, de cortisol, d’adrénaline. Ce sont des éléments bénéfiques à un taux normal, mais dès lors qu’ils sont en quantités trop importantes, ils deviennent nocifs. Le stress engendré peut avoir des conséquences sur le cerveau et le comportement de l’enfant, ainsi que sur sa santé physique – par exemple, le taux de lipides peut augmenter et générer de l’athérosclérose. Et là encore, on retrouve de l’agressivité, de la délinquance, des dépressions, des tendances suicidaires et des addictions à la drogue et à l’alcool. »

Le stress est l’ennemi n°1 du cerveau  :

Le stress pendant la petite enfance peut entraîner une dérégulation du système nerveux et altérer certaines zones cérébrales. Certaines structures sont particulièrement vulnérables au stress : il s’agit notamment de l’hippocampe chargé de la mémoire et des apprentissages, de l’amygdale, petit viscère de la peur et du cortex cérébral, responsable du contrôle du comportement ou encore de la gestion des émotions. Au-delà des stress majeurs que sont la négligence ou la maltraitance, l’accumulation de stress au quotidien ou l’éducation par la peur, l’autoritarisme, tout ce qui stresse l’enfant, risque de compromettre le développement du cerveau.

La gestion des émotions :

Le tout-petit est complétement incapable de gérer ses émotions. C’est quelque chose qu’il apprendra en fonction de l’attitude empathique de son entourage. Il arrive que des adultes ne sachent toujours pas gérer leurs émotions, c’est qu’ils ont manqué dans leur enfance d’adultes bienveillants, aimants et soutenants. Mais il faut savoir que l’enfant est traversé par des tempêtes émotionnelles, il n’en est pas responsable, ce n’est pas un tyran, ce ne sont pas des caprices. Le tout-petit de 2 ou 3 ans qui crie ou se roule par terre n’a tout bonnement pas les structures cérébrales lui permettant de comprendre et de gérer ce qui lui arrive et de s’apaiser. En le laissant  seul avec ses peurs, ses colères et ses tristesses, il sécrétera des molécules de stress qui en quantité très importantes pourront détruire des neurones dans certaines structures cérébrales.

Les effets négatifs du stress sur le cerveau.
Les effets négatifs du stress sur le cerveau.

Si l’enfant est laissé seul avec ses tempêtes émotionnelles et que le stress est majeur, il ne va pas pouvoir se développer correctement. Certaines structures cérébrales peuvent être atteintes comme le cortex orbitofrontal, qui nous permet de devenir un humain capable d’empathie et de sens moral, sachant aimer, prendre des décisions, ou faire des choix.

Les conséquences sont une société qui ne va pas très bien (agressivité dans les écoles, enfants démotivés ou déprimés, anxieux). On voit ensuite des adultes totalement dépourvus de sens moral. Allan Schore, un des fondateurs des neurosciences affectives et sociales, a montré que, lorsque les adultes ne font pas preuve d’empathie, la partie du cerveau consacrée à la gestion des émotions et qui permet d’être pleinement humain dysfonctionne.

L’avenir :

Si demain les enfants étaient élevés dans cette dynamique, on vivrait dans une société plus juste et plus humaine. Le monde serait beaucoup plus pacifique et chaleureux. Des études menées par la chercheuse Nancy Eisenberg ont montré que les enfants élevés avec empathie deviennent empathiques, et ceux élevés avec agressivité deviennent plus agressifs. Les enfants qui subissent énormément d’humiliations verbales et physiques – gifles, fessées – qui ont des effets sur leurs cerveaux, comme l’ont démontré des chercheurs d’Harvard dont Martin Teicher – seront plus sujets à l’agressivité, à la délinquance, à la dépression, aux tendances suicidaires et aux addictions à la drogue et à l’alcool.

Comment aider l’enfant à apprivoiser ses émotions ?

Il faut d’abord comprendre qu’il ne peut se débrouiller seul avec les émotions qui le submergent. Ensuite, il faut mettre les mots : l’adulte doit se connecter avec les émotions de l’enfant en lui demandant s’il est en colère, s’il est triste, s’il a peur, etc. Poser la question aidera progressivement l’enfant à entrer lui-même en relation avec ses propres émotions. Il n’est pas encore nécessairement en âge de mettre des mots dessus, mais il comprendra que, lorsqu’on parvient à le faire, cela nous apaise. C’est un procédé qui permet de réguler les molécules de stress. Il faut aussi choisir des gestes calmes, respectueux, dire des mots d’affection, adopter un ton calme et un regard doux.

95 commentaires

  1. Bonjour,

    J’ai une fille de six mois qui dort bien la nuit mais il est impossible de lui faire faire ses siestes en journée, j’y passe des heures et je n’en peux plus.

    Voilà comment ça se passe : elle joue, je vois qu’elle commence à bailler et à avoir des petits yeux, je la berce doucement, je lui chante une chanson (toujours la même) puis je la pose dans son lit, 1/20, elle ouvre les yeux pour se rendort, 19/20, elle ouvre les yeux puis se lève, se met à quatre pattes, s’agite, gazouille, puis finit par pleurer. Je remonte, refais la même chose, une fois, deux fois, trois fois, et c’est sans fin. Si, à un moment donné, elle s’est tellement épuisée à pleurer qu’elle dort, mais clairement, je n’ai plus de vie ! Ni de dos d’ailleurs. Et j’ai besoin de ma vie pour travailler, entre autres, comme tout le monde.
    A côté de cela c’est bien sûr une petite fille adorable et très facile je pense. Les siestes sont le seul gros problème que je rencontre.

    Bref, quel conseil me donnez vous ? Car partout sur les blogs, il y a de jolis conseils, j’en ai appliqués plein, et aucun n’a fonctionné. Les conseils sont toujours faciles à donner, ça ne coûte pas grand chose, mais pour résoudre réellement le problème, là, il y a souvent moins de monde. Par contre, il y a toujours du monde pour nous culpabiliser, tout en nous laissant galérer avec nos problèmes…

    Je ne suis pas pour laisser pleurer les bébés, mais voilà, un manque de sommeil qui s’accumule de jour en jour, de mois en mois, à cause de siestes qui ne sont pas faites, n’est pas du tout bon non plus pour le cerveau de bébé. Ca donne même pour tout dire des résultats alarmants et catastrophiques, notamment, du retard au niveau du développement, car bébé, forcément, est moins enclin à apprendre de nouvelles choses… Donc, que faire ?

  2. bonjour,
    félicitation pour ce bel article. Je suis entièrement d’accord avec vous. Nous pratiquons le « maternage proximal » à la maison même si chez nous sauf pour l’allaitement évidement le papa fait tous comme maman. J’étais jusqu’à présent en conger parental (ma fille aura bientôt 11 mois) je reprend à 3j/semaine. Et la c’est vraiment dur ,mon bébé est triste quand je la récupère beaucoup moins pétillante. Elle a besoin de pleurer beaucoup dans mes bras pour que ça aille mieux. Elle pleur quand je la laisse le matin. La nounou me dit ça va mieux elle pleur mois en fait je vois bien dans son comportement que au contraire ça va pas mieux voir ça empire. Certe elle pleure peut être moins mais c’est parce qu’elle se résigne. Ca me fend le cœur de la voir comme ça, j’ai peur que ça la change, que ça change son bien être. J’ai vraiment la sensation de la trahir elle a confiance en moi et je la laisse. La société actuelle ne laisse pas de place ni de temps pour que nous pussions correctement subvenir au besoin de nos enfants qui son l’avenir. Il n’y a pas que le côté matériel. Et c’est normalement qu’un enfant pleur quand il n’est pas bien. Ne pas l’entendre pleuré lorsque ça va pas . C’est peut être agréable pour les oreilles mais plutôt malheureux. Je lui parle, le lui explique ( c’est ce que nous faisons depuis toute petite) . mais rien n’y fait. Avez- vous des pistes pour l’aider ?

  3. Ok il est super l’article comme tout les articles du genre ça répond jamais à ma question!
    Comment faire dormir bebe sans le faire pleurer?
    Répondre juste à la question sans détour nous mamans c’est tout ce qu’on veut savoir au final!.

    1. Ex maman d’un grand bb de 21 ans^^, je sais que ce n’est pas facile et même épuisant. Elle avait moins besoin de sommeil que moi, semble t-il ^^ Je vous dirais bien d’essayer les bains chauds le soir, pas pour la toilette mais pour bien relaxer corps et esprit. Masser aussi doucement tête-pieds-mains, je ne sais pas dans quel ordre, il y a des bouquins sur ça… Musique très douce et relaxante… Votre T-shirt dans le berceau opur l’odeur… et j’en passe. L’essentiel, c’est d’être présentS. Avoir aussi quelqu’un pour vous relayer, afin de pouvoir souffler aussi, c’est très important (et ce que je n’ai pas eu…). Au final, mon grand bb ne manque pas d’empathie, elle aide même une asso pour l’enfance en détresse. Jamais facile de 0 à 18 ans (ça fait looooong), c’est maintenant un amour ! Comme quoi…

  4. Et que faire quand on a laissé pleurer son enfant?
    J’ai écouté ma famille et fait une belle dépression post partum. Mon fils a pleure seul des heures durant.
    Aujourd’hui il a 2 ans et demi et est totalement accroché à moi ou sa maîtresse (il est en communauté enfantine). Ça fait un an que nous prenons (enfin) soin de lui correctement et je ne sais que faire pour réparer mes erreurs.
    Avez vous des idees?
    Merci

  5. Merci pour ce belle article sa me rassure on m’a tellement dit de laisser pleurer….. je les très peu fait car je n’y arrivais pas et du coup je ne voulais pas laisser mon bb en garde car je me disais, et si il le laisse pleurer! je pouvais faire confiance qu a moi meme! Et je les laisser en garde après mon congé parental c’était dur…..car il faut faire confiance à quelqu’un qu’on ne connaît pas.

  6. Vous oubliez de parler des mères qui vous écoutent telle une religion pour être la meilleure mère du monde. Le genre de mère névrosée de ses enfants qui passe toutes ses soirées ou presque a cote du lit de ses enfants pour ne pas leur démolir le cerveau… jusqu’à ce qu’on en puisse plus de pas avoir de vie de couple et sue ça devienne invivable. Ah oui, j’oubliais… C’est ça être parents!

    Me

    1. bonsoir, Merci pour votre message même s’il n’est pas très aimable. Je suis désolée mais je ne peux pas écrire qu’il est bien de laisser pleurer ses enfants ! Il est peut-être possible de trouver des solutions du type demander de l’aide à un membre de la famille ou à une baby sitter et aller en couple faire autre chose ? J’ai eu 5 enfants en 7 ans et je ne les ai pas laissé pleurer. Je demandais à ma mère ou à une de mes soeurs ou à une dame de venir s’occuper d’eux pour que nous nous échappions un peu. Je suis vraiment désolée de cette situation pour vous. Sylvie

      1. Alors selon vous si un enfant pleure il faut le prendre en bras?, Jusqu’à quel äge ??
        1- on regarde si’il à sa couche propre
        2-s il n ‘a pas mal à son ventre
        3- s’il n’a pas soif
        4- s’il n’a pas chaud ou froid
        5-s’il n’a pas de la fièvre
        on le met commode et on le remet à sa place sans plus de préoccupation, bien entendu on le surveille ok
        Car si non ma chère Dame Syvie , cette histoire peut durer des années et bien entendu , chaque fois pour une cause différente, les bonbons , les jouets du supermarché, l’argent de poche, la moto, la voiture
        rentrer à l’heure qu’il veut etc etc etc ………….

  7. Bonjour, j’ai un petit garçon de 8 mois et sans vraiment connaitre es principes de l’éducation bienveillante je pense aller dans son sens. En tout cas je ne laisse pas min bébé pleurer, je pars du principe que s’il peureux c’est qu’il a un besoin. Après je sais reconnaître les différents types de pleurs et oui parfois je sais que c’est un pleur qui réclame une présence. Certains diront que c’est un caprice, mais pourquoi un petit ne pourrait pas avoir besoin d’un câlin sans que ce soit perçu comme trop dépendant des bras ? Pour le coucher ou les siestes c’est pareil, je refuse les cris au lit, je ne veux pas que le coucher soit considéré comme une punition. En général si on a bien vu les signes de fatigue il se couche sans aucune difficulté. Certaines fois il faut lui faire un câlin ou le bercer (m’inscrire de 5 mn). Et ça m’est déjà arrivé de le lever pour 10 mn, de tenter à nouveau de le coucher et en général ça passe. Il ne pleure pas pour le plaisir donc il faut comprendre d’où vient le problème.

    1. Je partage tout à fait les dire de cet article. Un livre qui est très bien dans le même sens c’est pour une enfance heureuse de Catherine Gueguen. Marielle

  8. bonjour
    je suis entièrement d’accord, il ne faut jamais laisser pleurer les bébés ni les enfants, il faut leur parler même dès la naissance surtout dès la naissance et leur dire qu’on les aime qu’on essaie de faire du mieux qu’on peut et leur demander gentiment de dormir car nous avons nous aussi besoin de repos surtout il faut communiquer et les rassurer et leur dire que dormir c’est bon pour la santé et ça aide à grandir et ne jamais leur dire si tu n’est pas sage tout va aller dans ton lit dormir c’est un cadeau pas une punition
    j’ai fait comme ça avec mes enfants mais je dois ajouter que j’avais du temps pour eux c’est peut-être ça qui manque aujourd’hui aux parents.

  9. cet article est interessant! les enfants sont sans defenses et sont les premieres victimes des « predateurs » notre devoir est de les aguerrir du mieux que l’on peut. ce n est pas evident.

  10. Bonjour.

    Votre approche plutôt neuropsychologique est très intéressante mais ne croyez vous pas qu’elle est réductrice quant à notre compréhension de ce qu’éprouve un bébé. Je veux dire que si l’on adopte une autre approche, on pourra déjà dire que la séparation physique d’avec la mère, puis d’avec le sein de celle-ci, puis toutes les autres séparations que va vivre si durement ce petit être son certes douloureuses et angoissantes, mais elles sont aussi absolument indispensables à ce qui fera plus tard de lui un être autonome, « qui tient debout tout seul » (approche plutôt psychanalytique).
    Dès les premiers instants, la vie est dure, douloureuse et angoissante et croire que cette angoisse existe pour rien c’est sous-estimer le dessein de mère Nature.

    Je pense également que préconiser de laisser ou de ne pas laisser (jamais ou toujours) pleurer bébé, c’est dicter une conduite basée sur une loi qu’on prône générale à propos de situations qui n’ont rien de générales et qui sont propres à chaque maman, à chaque papa et chaque bébé.
    Et d’ailleurs, que fait on des papas et mamans dans cette histoire???
    Ce que je veux dire c’est qu’avancer des notions neurobiologiques pour juger du bon comportement à avoir avec un bébé qui pleur, comme d’ailleurs au moment de la première seconde sa vie, et comme à chacun de ses chagrins et angoisses qui jalonneront sa vie, est, de mon point de vue, réducteur et peut être source d’angoisse cette fois ci pour le parent qui aura lu votre article mais qui pour des milliers de raisons qu’il puissent y avoir, n’aura pas suivi votre « marche à suivre »..

    Amicalement.

  11. Je trouve ça tellement facile, mais plus facile à dire qu’à faire quand la mère du parent lui dit de le laisser s’endormit seul -pour qu’il s’habitue –

    Mais la réalité c’est qu’on a tellement pas envie de le laisser pleurer…

    Faisons ce qui nous enchante

  12. Bonsoir.

    Tout d’abord, un grand merci pour cet article très intéressant. De quoi clouer le bec à tout ceux qui nous sermentent de « Laissez-le pleurer, c’est un caprice ! ». Tssss.

    Je vous écris également parce que j’ai un bébé de 9 mois et je suis totalement perdue avec lui. Il pleure, pleure, pleure… tout le temps. Et quand il ne pleure pas, il râle et gémit. Par contre, si je le tiens debout ou si je joue avec lui (toujours debout), ça va, mais dès que je le pose, même s’il est assis et que je suis à côté de lui, ça recommence. Il a du reflux, mais traité, alors est-ce encore ça ? Je cherche des solutions et vais retourner chez l’ostéo et chez le micro-kiné, mais en attendant, comment faire ? Dès que je l’entends râler ou pleurer, je perds mon calme et je m’énerve – sur moi de ne pas savoir le soulager, et sur lui pour qu’il arrête. Je culpabilise à mort de lui crier parfois dessus, mais je n’arrive plus à gérer ça toute la journée (et je n’ai personne pour prendre le relais dans ces moments là). Que faire pour essayer de le calmer ? Les mots doux, les câlins, rien ne le calme…

    Merci d’avance et à bientôt.

    1. Bonjour, Ce n’est en effet pas facile. Je pense qu’il faut que vous continuiez à consulter pour que des spécialistes trouvent une solution car votre bébé doit souffrir. Ne lui criez surtout pas dessus, c’est pire ! Essayez peut-être des massages, de lui faire prendre un petit bain, de lui lire un livre, de lui passer de la musique… Je sais que ce n’est pas simple. A bientôt.

    2. Bonjour Roxanne, votre commentaire m’a émue. c’est pour cela que je prends le temps de vous écrire quelques mots.
      Il ne s’adresse pas à moi, de toute évidence, mais je voulais vous dire simplement ces quelques mots de soutien : soyez joyeuse
      Si vous racontez une expérience difficile, souvent les gens vous diront « soyez forte », mais moi je veux vous dire « Soyez Joyeuse ». c’est vrai, dans les moments difficiles des fois on perd la joie, la joie elle-même, comme vous dites « je perds mon calme et je m’énerve »; c’est pas très joyeux tout ça.
      Alors mon conseil, le voilà, j’espère que vous le recevrez à temps (ou que vous le recevrez) : en lisant ces mots, souvenez-vous que ça va passer tout ça, et que un jour votre quotidien sera très différent de ce que vous vivez aujourd’hui. Ce jour-là, tout ça, et même le difficile (et peut-être même surtout le difficile) vous manquera. parce que les Bons Souvenirs ne sont pas forcément faits des meilleurs moments. Alors profitez de chaque moment avec votre bébé, même les moments sans calme et les moments énervés. Profitez de chacun d’eux et savourez-les.
      et même parfois avec joie, dans la joie.
      la joie, Roxanne, c’est une petite chose, elle n’a pas besoin de grands bonheurs, il lui faut justes des petites choses. Parfois la simple pensée d’avoir la chance d’être parent rend la difficulté plus joyeuse, ou alors la pensée réconfortante d’avoir lu le bon commentaire sur internet qui redonne la bonne énergie, et d’en avoir conscience, là, en le lisant, peut suffire à redonner de la joie. Et toute joie est bonne à prendre car vous la transmettez aussi instantanément à votre enfant en lui donnant de l’amour.
      bon courage à vous dans la joie.
      Sy

  13. bonjour,

    j’ai 3 enfants, 2 filles 7 ans et 4 ans et demi et un garçon 2 ans. Pleine d’idées reçues à la naissance de ma fille ainée je l’ai laissé pleuré, 2 fois et la 2 ème fois en larme dans les bras de mon compagnon je lui ai dit non c’est pas possible, il a approuvé immédiatement et on a décidé de s’écouter. alors c’est sur qu’il y a des moments plus difficile quand tout le monde est fatigué notamment, mais dans la mesure du possible, on est à leur écoute. Et au final je me rends compte que mes filles font leur vie sans problème (partent en vacances dans la famille sans problème) alors que des amis qui « ont rendu leurs enfants autonomes » très tôt ont des enfants beaucoup moins sociable (à mon avis car moins confiants). Le petit dernier a encore du mal à passer du temps sans maman, mais il est toujours content de voir du monde, et le soir si les retrouvailles l’empêchent d’aller jouer qu’il veut rester dans mes bras, il finit dans l’écharpe dans le dos et on fait le calin en préparant le repas. Par contre pour les nuits, pour la 2 ème à 8 mois elle ne faisait pas ses nuits mais ayant repris le travail j’étais épuisée il y a une nuit ou je l’ai laissé pleurer mais sans y aller du tout et après ca ses nuits étaient complètes mais elle ne s’endormait qu’en hurlant. pour le 3 eme en revanche à 7 mois et demi j’ai fait la même chose sauf que la nuit ou je lui ai refusé de téter je suis allée le voir plusieurs fois lui expliquant que maman était là et qu’il pourrait téter le matin qu’il pouvait se rendormir en ayant faim sans que ca soit dangeureux …. mon bb va se coucher sans problème et depuis ce jour il fait ses nuits pour notre plus grand bonheur et celui de toute la famille car à un moment une maman fatiguée n’arrive plus à être une maman patiente.
    etre à l’écoute de mes enfants me parait être la meilleure solution et j’y travaille un maximum mais parfois c’est difficile et quand je me rends compte que je passe une période à crier sans arrêt j’essaie de prendre du recul et de relire des livres….
    merci pour votre article

  14. Bravo pour cet article!
    Je n’ai jamais laissé pleurer mon fils quand il était bébé. Et plus grand, quand il a commencé à nous entourlouper, j’allais toujours le voir pour lui expliquer les choses. C’est un bonhomme de 3 ans qui ne fait aucune difficulté à aller au lit, même malade.
    Je regrette de ne pas pouvoir faire la même chose avec mon bébé de 2 mois, je fais au mieux mais il faut se partager un peu plus. Dans tous les cas, je lui explique pourquoi je n’ai pas pu répondre de suite à son appel.

  15. Bonjour,
    Merci pour cet article clair et concis
    Un court livre pour les mamans: qui parle de stress chez les bébés également:
    Porter bébé de Claude Didierjean chez Jouvence

  16. Bonjour je me demande ce que vous pensez de la méthode 5-10-30. Elle est pourtant enseigner par du personnel soignant ou des éducateurs. Pour ce que j’en comprend, on ne décris pas les enfants comme des manipulateurs, ou faisant des caprices. Cette méthode s’inscrit dans un optique de rester à l’écoute de son enfant. On ne laisse pas les enfants seuls avec leurs peurs sans tenter de ne rien comprendre et il ne s’agit pas de les casser. On tente de les accompagner graduellement vers une plus grande autonomie.

    1. cette methode apprends au enfants soit a se résigner , soit, pour certains enfants avec du caractère, a pleurer plus longtemps! l’enfant pleure 5 min puis 10 puis 20 et puis c’est sans fin. c’est une vieille méthode qui ne fait pas partie de l’éducation bienveillante ;)

  17. Quelle pression sur les épaules des parents! Oui, il faut accompagner ses enfants, être à leur écoute, mais qui s’occupe des parents? êtes-vous des robots? c’est déjà si dur… On ne peut pas être patient tout le temps, surtout quand le stress et la fatigue s’accumulent… Et je pense qu’il vaut mieux un bébé qui pleure dans son lit que dans les bras d’un parent excédé et à bout de forces… Alors oui, être à l’écoute de son enfant… quand on le peut. Mettre d’abord son masque à oxygène à soi. Savoir que les parents font de leur mieux.
    Par ailleurs, je crois et j’ai observé aussi qu’un enfant fatigué a parfois besoin de calme pour trouver le sommeil, et il est arrivé à mes bébés de pleurer et de ne pas réussir à s’endormir dans mes bras mais de s’endormir en moins de deux minutes une fois posés seuls dans leur lit, parce qu’ils ont aussi parfois besoin de calme et d’être seuls…

  18. Merci pour votre article. Pour ma première fille, qui a aujourd’hui 4 ans, nous la laissions souvent pleuré car on nous avait bassiné de « c’est un caprice, il ne faut pas que tu l’endormes au sein sinon s’en est fini de ta tranquillité, laisse la pleurer pour qu’elle se décharge de sa journée, etc … », en parents novices, nous suivions les (mauvais) conseils de notre entourage même si celà me rendait malade de l’entendre pleurer le soir. je culpabilise encore aujourd’hui de ne pas avoir suivi mon instinct. Je constate également que ma fille a toujours du mal à s’endormir le soir, réclame la porte ouverte, notre présence, se relève plusieurs fois etc …
    Pour notre deuxième, qui avait un reflux, l’endormir au sein était devenu une nécessité. Ça n’a duré que 3 mois, le temps que son reflux se tasse. Aujourd’hui, à 2 ans, elle s’endort seule après un gros câlin, la porte fermée et ne nous rappelle pas.
    Après, peut être est-ce juste une question de caractère, notre fils de 4 mois s’endort quelques fois au sein, mais il a surtout besoin de s’endormir seul dans son lit. Quand il est fatigué, il n’aime pas rester dans les bras et préfère être au calme, à plat, dans son berceau.
    Mais votre article me conforte dans l’idée qu’il ne faut pas laisser un bébé pleurer !!

    1. Bonjour Armelle, j’aime beaucoup votre façon d’analyser les choses et je trouve votre commentaire très intéressant. Surtout ne culpabilisez pas pour votre première fille, vous me semblez être une super maman. Merci beaucoup pour ce témoignage. A bientôt.

  19. bravo pour toute cette jolie prose et les commentaires qui vont dans le même sens, mais dans la réalité on est loin du compte!! Mon petit fils a 15 mois, et ma fille dort 3 heures par nuit depuis tout ce temps; Sans compter que la journée ce n’est guère mieux: une sieste de 30min le matin, et la même durée l’après midi. Elle est au bout du rouleau, je ne l’a reconnais plus: un vrai zombie. 9 mois de grossesse cauchemardesques, et 15 mois d’enfer…. Je ne sais pas comment elle tient…. cet enfant ne s’endort que sur elle; impossible de le reposer, même à côté….Mais comme vous le dîtes si bien « on ne le laisse pas pleurer ».
    C’est la mère qui pleure en cachette toutes les larmes de son corps et se demande ce qu’elle a fait pour mériter ça….

    1. Bonjour Elisabeth, je comprends très bien sa fatigue et sa tristesse. Dans un cas extrême comme celui-ci, je pense qu’elles devraient se faire aider toutes les deux car ce n’est pas du tout normal.

      1. Et le père est où? Il n’y a pas qu’elle qui devrait subir, et s’il n’y en a pas VOUS êtes là. Constater n’est pas aider, les dépressions post-natal peuvent être facilement atténuées voir résolues grâce à l’entourage qui peut prendre le relais 2h par jour le temps d’un repos bien mérité!

  20. Salut , je trouve l’article intéressant, je suis assistante maternelle et je ne laisse pas pleurer les enfants, je trouve toujours une solution qui marche avec lui (mais qui ne marchera peut être pas forcément avec un autre mais avec patience et écoute on trouve toujours).
    Par exemple j’ai déjà eu le cas d’un petit garçon de 16 mois qui ne supportait pas d’aller dans son lit à la sieste, il hurlait, paniquait, la solution que j’avais trouvé pour lui c’était de m’allonger par terre à côté de son lit et de rester là jusqu’à ce qu’il s’endorme, ça a duré quelques jours et puis pouf la semaine suivante il allait à la sieste avec joie sans que j’ai besoin de rester .

  21. Moi je ne suis pas du tout de cet avis. Parfois laisser pleurer un bébé c’est bon.

    Pendant 3 ans je me suis levée toutes les nuits 1 à 2 fois pour réconforter mon fils qui généralement se réveillait entre 2h et 4h. Pendant 3 ans je n’ai plus eu de nuit complète (mon mari ne se réveillait jamais). J’en ai eu marre.
    Mon mari devait partir pour 1 semaine à l’étranger. Du coup j’en ai profitté pour le laisser pleurer. Après la troisième nuit il a fait et il fait encore toutes ses nuits.

    J’ai adopté la même methode pour mes autres enfants et ils n’ont pas l’aire stressé pour autant !

    1. Bonjour, C’est en effet une solution mais je ne pense sincèrement pas que ce soit la bonne. Ce n’est pas parce qu’il a arrêté de pleurer qu’il n’a pas été angoissé par ses appels sans réponse. Comment pouvait-il comprendre que tout d’un coup vous ne veniez plus le voir ? A bientôt.

    2. tout a fait j’ai un petit garcon qui ne voulait pas dormir autre que a bras moi g dit non j’ l’ai fait dormir dans un lit les premiers jours j’y suis aller souvent car oui il pleurait evidemment il a fini par prendre l’habitude une semaine apres c’etait parti il dort dans le lit et il le reclame il ne dort plus a bras un enfant qui pleure ce n’est pas dramatique

  22. lorsque maman conduit et que à peine attaché dans son siège bb hurle jusqu’à ce que la voiture s’arrête, que faire? maman s’arrête au bout de 10 minutes, le prend dans ses bras, le rassure, tout va bien, elle le remet dans son siège, il recommence! lorsque le voyage est court (courses) cela ne ne produit pas, lorsque
    le le voyage est plus long c’est parti mais ce que maman ne comprend pas, c’est que cela commence dès le départ! comment bb peut-il savoir que c’est un voyage plus long? que faire?

    1. Bonjour, Lorsque mes enfants avaient cet âge et que nous partions pour de longs trajets, je leur préparai à chacun un petit sac à dos avec des petites surprises à l’intérieur. Ils piochaient ainsi dans leur sac pendant une grande partie du trajet et avait ainsi de quoi s’occuper. Je leur mettais également des CD de chansons d’enfants (j’aimais bien « Enfance et Musique ») et nous chantions ensemble. D’autre fois, tout en conduisant, je leur racontais des histoires et ils aimaient beaucoup. Voici quelques pistes… Tenez-moi au courant. A bientôt.

    2. Ca ces de modèle de siège bébé! Il n’y est peut être tout simplement pas bien
      Certains enfants ont l’a brisée dans les transports des tout petit donc éviter le voiture autant que possible
      Mettre de la musique, des jeux, un autre enfant assis à côté de lui
      Certains bébé ont du reflux qui peut s’accentuer suivant la position dans le cosy replié
      ….votre enfant vous dit toujours quelquechose

  23. C’est bien ces études mais faut informer d’abord les pédiatres et ensuite ce eux qui vont nous dir comment réagir. Donc distribué massivement des brocheures aux pédiatres et mettes en place des séances d’information parce que ma pédiatre ne m’a jamais parlé des ces choses la!!!!!!!!! Merci

  24. Oh wow!!! Heureuse de savoir que je n’était pas dans le champs en ne laissant pas pleurer ma fille!!! Ma fille qui est notre petit miracle! Nous l’avons espérer durant 15 ans!!! Alors tous me disait que j’allais la gâter!!! allaitement jusqu’à 10mois, cododo jusqu’à 13 mois et encore aujourd’hui a 15 mois je la berce pour l’endormir en écoutant de la belle music!!! Une routine qui nous va a papa,maman et bébé leonie!!!je pense très fort que la laisser pleurer ne fait rien de positif!!! Au contraire, sa la rendrais stresser! Alors merci pour ce belle article!!!!

    1. Bonjour Elizabeth, Merci pour ce joli témoignage. J’adore !!! C’est tellement le bonheur que de vivre tous ces instants avec son enfant. Et ça passe tellement vite ! Profitez-en bien ! A bientôt. Sylvie

  25. Jai une fille de neuf mois, actuellement elle fait des crises quand quelque chose ne fait pas sont affaire elle crie, chigne, mais ne pleure pas vraiment… il ny a pas de larme… on ma conceiller de la laisser faire pour la « cassee » … Quen penssez vous?

    1. Bonjour, Personnellement je ne suis pas pour les laisser pleurer et encore moins les « casser ». Il y a d’autres solutions et que deviendra un enfant que l’on a « cassé ». Merci et à bientôt. Sylvie

  26. Il y a cette pression de l’extérieur qui nous impose de faire des choses que l’on a pas envie, je suis têtue et parfois j’ai préféré mettre des distances avec ces personnes en question afin d’éviter tout conflit, je suis devenue maternelle à la naissance de mes enfants et je ne regrette pas mes choix…par contre quel choc pour l’enfant quand il commence à allez à l’école et se rendre compte de l’agressivité des autres….

  27. Bonjour Sylvie, merci pour cet article qui est en parfait accord avec mes convictions. J’aimerais toutefois apporté un bémol. Je suis la mère de 2 enfants, un garcon de 3 ans et une fille de 13 mois et mon expérience m’a apprise que malgré toutes les belles convictions est les efforts pour suivre la voie que vous décrivez ce n’est pas toujours possible. Mon fils était d’un facilité telle que je n’ai jamais eu à le laisser pleurer et je pourvais appliquer toutes mes belles théories afin de le materner. Par contre, ma fille a été très difficile, notamment parce qu’elle a eu beaucoup de reflux gastriques, et je me suis rendu compte que pour ma santé presonnelle, je ne pouvais tout simplement pas ne pas la laisser pleurer parfois! Il y a un moment ou comme parent tu dois prendre soin de toi, parce que si tu es mal, ton enfant en souffrira.
    De plus, avec elle j’ai eu l’impression que j’étais toujours tant au-devant de ses besoins qu’effectivement, je ne la laissais pas apprendre à se débrouiller, comme par exemple s’endormir toute seule. En fait, sa douleur physique l’avait rendue dépendante à ma présence, ce qui est tout à fait légitime, mais cette dépendance n’est pas nécessairement une bonne chose à lonng terme et pour la briser, on se doit de passer par un peu de pleurs. (Le moins possible évidemment!!)
    Enfin, mon point c’est que dans un monde parfait (comme pour mon fils) je suis 100% d’accord avec votre article, mais dans la vrai vie, il faut simplement faire de son mieux en gardant l’optique d’être là et à l’écoute de nos enfants.

    Enfin, merci pour l’article, j’ai bien aimé l’aspect scientifique!

    1. Merci Crystel pour ce témoignage. Je suis bien sûr d’accord avec vous. L’important est de faire de notre mieux pour être le meilleur parent possible, sachant que l’on commet plein d’erreurs… mais on fait de notre mieux… A bientôt. Sylvie

    2. Enfin! Il faudrait surtout passer par une prise en charge efficace du problème de santé de votre fille!
      Le reflux c’est horrible pour toute la famille et il faut remuer ciel et terre pour tomber sur des médecins compétents et concernés c’est malheureux

  28. Bonsoir, j’ai déjà beaucoup lu de choses sur le sujet et merci pour votre article qui vient confirmer mes lectures. Ma fille a 8 mois et le premier mois je l’ai laissée pleurer (c’était avant que je m’intéresse à la bienveillance, maternage et Montessori°. Depuis je ne la laisse plus pleurer et je l’accompagne si pleurs il y a. Toutefois, depuis quelques jours elle manifeste un mécontentement (pas de pleurs) au moment du coucher du soir. Donc souvent j’y retourne une fois pour la rassurer et quand je m’en vais elle manifeste encore son désaccord mais toujours de pleurs, plutôt des petits cris, un peu d’énervement. Ca dure en général entre 1 et 3 min. Et à ce moment je la laisse seule. Qu’en pensez-vous ? devrais je aller la réconforter encore à ce moment là ? en fait je n’y vais pas car je pense que ma présence ne va pas l’aider à trouver le sommeil mais j’ai peut-être tord. Merci de votre éclairage

    1. Bonjour Nathalie, Merci pour votre commentaire très intéressant. Je pense que vous avez tout à fait raison. Il faut aussi savoir reconnaître les pleurs de son enfant et surtout ne pas le rendre dépendant de nous. IL est important de développer l’autonomie de nos enfants. Bravo pour ce que vous faîtes. A bientôt. Sylvie

      1. Il peut y avoir stress sans pleurs et le stress de séparation en est un….
        Quel est l’été du bébé?
        Les tout petits s’endorment en phase de « sommeil agité » et sont aidés par un mouvement: succion bercement, marche. A défaut ils vont s’agiter pleurer car ne peuvent tout simplement pas s’endormir immobiles
        Autonomisation……pour un bébé qui ne sait encore ni s’exprimer précisément ni se déplacer pour ma part je ne trouve pas cela adapté (je ne sais pas l’âge du bébé). On est encore longtemps dans la phase de besoin de reassurance

  29. C’est avec un vif intéret que j’ai lu votre article, je n’ai pas encore d’enfants mais je m ‘y interesse vivement :) Laisser pleurer un enfant me parait impensable mais entendre les remarques desobligeantes des gens est toute aussi difficile. Comment peut-on être insensible aux pleures de son bébé?? je ne comprends pas…

    1. C’est pas être insensible Madame mais quand votre enfant pleurs pour tout et pour rien au moin 15 fois par jours vous avais plusieurs choix: expliquer à chaque fois ( ça jamais rien changer) cajoler ( c’est encore pire, il pleur deux fois plus) laisser pleurer ( quand il n y a riens d’autre a fair ça reste le seul choix ou bien sur céder à tous les caprices..) vous pensé qu’à?

  30. Merci pour cet article qui correspond plutôt à ma philosophie. Pouvez-vous citer dans l’article vos sources/ indiquer les liens ? Merci encore. Bonne continuation.

  31. Bonjour, serait il possible d’avoir des liens et des sources pour accompagner l’article, car pour intéressant qu’il soit, en l’état, il n’a pas de valeur scientifique à mon sens, par exemple lorsque vous écrivez:
     » Le stress engendré peut avoir des conséquences sur le cerveau et le comportement de l’enfant, ainsi que sur sa santé physique – par exemple, le taux de lipides peut augmenter et générer de l’athérosclérose. Et là encore, on retrouve de l’agressivité, de la délinquance, des dépressions, des tendances suicidaires et des addictions à la drogue et à l’alcool. »
    C’est une affirmation importante, choquante, et qui m’apparaît comme un raccourci facile pour pousser les gens à abonder dans votre sens. Il y a plusieurs passages de ce type.
    Comme je n’ai absolument aucun préjugé sur cette méthode, au contraire, je pense qu’appuyer votre article par des sources ne serait que bénéfique.
    Bonne continuation en tout cas!

  32. Bonjour je n’ai jamais laissé mon petit pleurer, je n’ai jamais cru ceux qui disaient qu’un bébé qui pleure fait de la comédie…pour moi s’il pleure c’est qu’il a besoin de qch. Et bien cet article me montre que j’ai bien fait de suivre mon instinct. Merci

  33. Oui oui oui! Merci Sylvie! Je partage tout à fait cette vision que j’applique du mieux que je peux avec mon fils qui a 9 mois. Etre un parent qui se remet en question au quotidien est très exigeant, heureusement qu’on est deux, et que l’un prend le relais quand l’autre s’essouffle…

    1. Bonjour Amélie, Cela me fait très plaisir de te lire et de savoir que tu as un petit garçon de 9 mois. Je suis certaine que tu dois être une super Maman. Je vais écrire plein d’articles sur les enfants entre 0 et 2 ans…car il y a plein de choses à faire et je crée une formation Montessori et autres pour les 0 – 2 ans. Je t’embrasse fort et j’espère à bientôt.

      1. Merci Amélie c’est gentil ! J’avais regardé aussi ton blog avec tes photos et je les avais trouvées magnifiques ! Je rêve d’avoir de superbes photos d’enfants. Continues-tu ? Je peux t’envoyer plein d’idées pour ton petit bonhomme si tu veux, des choses très simples à faire à la maison avec lui plutôt que les jouets. Dis-moi si tu es intéressée ? Je t’embrasse ainsi que l’heureux Papa et ton fils. A bientôt.

      2. Oh oui ce serait super des articles pour les 0 – 2 ans !! et je suis très intéressée pour me former en 0-3 ans. pensez-vous faire cette formation bientôt ?

  34. mon fils a 3ans et demi. C’était un bébé avec des besoins intenses, il se s’endormait qu’avec moi et se reveillait jusqu’a 10 fois la nuit pendant presque 18 mois, j’y suis toujours aller, je ne l’ai jamais laisser pleurer, on me culpabiliser a me dire que je « me faisais bouffer, que c’etait des caprices, qu’il fallait le laisser il se calmerait tout seul »
    Envers et contre tous je n’ai jamais ceder, j’ai toujours été voir mon fils, il a longtemps dormi avec moi, meme a 3 ans et demi il vient tous les jours a 6h se recouchait pres de moi, est ce un drame? on me le fait croire
    un livre d’isabelle filliozat « au coeur des emotions de l’enfant » que j’ai lu alors qu’il avait 4/5 mois m’a beaucoup fait pleurer car j’ai compris que j’avais raison et que je faisais ce que je pouvais faire de mieux pour mon fils
    c’est un enfant qui dort toujours peu, qui a souvent peur et est stressé, j’ai appris a lui parler de ses emotions, a lui faire exprimer sa colere par d’autres moyens (taper un coussin, courir dehors…) Depuis cela, il est plus apaisé, il exprime sa tristesse, et met des mots sur ses coleres.
    Sa maitresse me dit qu’il ne supporte pas l’autorité et qu’il ne comprend pas qu’un adulte puisse lui donner un ordre. Elle ne comprend pas que mon fils est une personne et non un objet, il me dit « j’essaie de l’ecouter mais quand elle me crie dessus ca me rend triste et en colere et comme elle m’ecoute pas je me fache… » il a tout compris!

    Ma fille a 13mois, j’ai procedé de la meme maniere,et elle a toujours dormi sans probleme, ne s’est jamais reveiller, pleure tres peu, mais des qu’elle pleure pour s’endormir, je la prend, la cajole, et la recouche 30mn plus tard, j’ai toujours les memes detracteurs « c’est l’age ou elle teste… » non c’est l’age ou elle apprend et se contruit
    votre article me fait du bien et a l’avenir de mes enfants aussi
    merci

  35. Bonjour,
    Mon fils à 3 ans et je me rends compte aujourd’hui des conséquences que ça a eu sur lui de le laisser pleurer. En effet, j’ai reproduis ce que j’ai connu ou entendu quand il était petit: à savoir le laisser pleurer pour qu’il cède…Ca a « fonctionné » la 1ere année et depuis ses 2 ans il appréhende de se coucher. Il a constamment besoin d’être rassuré. Alors je le rassure du mieux que je peux, le câline, lui dit des mots d’amour…
    Comme beaucoup j’apprends de mes erreurs et si un jour j’ai un autre enfant, je ne réagirais surement pas de la même manière!
    Merci pour cette article

    1. Camille, vous êtes une maman admirable car vous avez osez vous dire que vous vous êtes trompée. Vous vous êtes remise en question et vous allez maintenant à contre courant de votre propre vécu. C’est énorme. Votre enfant est en train de ressentir ce changement et vous allez arrivé à le rassurer et à l’accompagner vers du mieux être, j’en suis sure.

  36. Merci Sylvie! Je suis totalement d’accord avec toi! Merci de publier ce genre d’article, il faut que cet état d’esprit se répande et faire la chasse aux idées préconçues qui ont la vie si dure sur les « caprices » et que « c’est bon de les laisser pleurer » (bon pourquoi ou pour qui n’a jamais été précisé ;-)

  37. Le plus grande richesse à mon sens n’est pas de ne pas commettre des erreurs, mais des le reconnaître et de demander pardon, de leur montrer que nous sommes humains. Chez nous, lorsqu’on sait que quelque chose dysfonctionne, j’essaie de rectifier le tir. Je suis pour l’éducation bienveillante, mais il n’est pas toujours facile de la mettre en place. Parfois, une petite tapette est vite partie….!

  38. Bonsoir,votre article est très intéressant .Je pense qu’il serait bénéfique de vulgariser les conséquences physio-pathologiques du stress chez l’enfant à un public très large.La méconnaissance engendre tant de comportements délétères.
    Lorsque l’on regarde autours de soi,on peut se rendre compte du nombre trop important d’enfants pleurant sans aucune empathie ou même questionnement de la part de l’adulte.
    Il faut toujours considérer le pleur comme l’expression d’un sentiment .Qu’il s’agisse d’un inconfort ou d’une souffrance(physique ou psychologique),chez un nouveau-né ou chez un enfant ayant acquis le langage,l’adulte a le devoir de l’entendre et de se mettre à son l’écoute sans jamais minimiser les raisons du chagrin.Nous devons respecter les larmes et ne jamais demander que les pleurs cessent,tant qu’ils perdurent,cela signifie que l’enfant n’a pas atteint le niveau suffisant de réconfort dont il a besoin.
    Comme vous,je n’ai jamais laissé ma fille pleurer sans lui faire part de ma compréhension et je suis certaine qu’elle a aujourd’hui une confiance en elle qui lui permet de gérer des situations de stress avec sérénité.

  39. Je partage totalement votre avis…Nous n’avons jamais laissé nos enfants pleurés, ce n’était pas toujours facile ! Et, même je pratique même le cododo. Chez nous, nous avons remarqué, que vers l’âge de deux ans, ils font eux mêmes le pas d’aller dans leur lit. Ils ne supportent plus notre lit…et c’est la même chose pour le lait. Nous leur laissons leur lait la nuit. Et, dès qu’ils sont prêt entre 2 et 3 ans, ils l’abandonnent tout seul.

    Mais, bon, nous ne sommes pas parfaits, et combien, je regarde tous mes manquements, ses moments d’indisponibilités car quelque chose me bouffent, etc…

    1. Bonsoir Claire-Lise, Je suis totalement d’accord avec vous. J’ai fait la même chose avec mes enfants… et j’ai aussi fait plein d’erreurs…
      Merci pour votre commentaire et à bientôt.

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