Le collège-lycée International Montessori : un an après.

Voici un témoignage très touchant de notre enseignante de français en 4ème et 3ème et de lycée en 2nde et 1ère ainsi que de philosophie pour nos élèves de terminale.

Je suis tellement heureuse que Laure perçoive ainsi son métier d’enseignante dans notre Lycée Montessori International Athéna de Bailly car cela correspond exactement à ma vision des choses. Lorsque j’entends également Angélique Motte que je vous conseille d’écouter dans l’épisode 23 de notre podcast « les adultes de demain« , et qui a travaillé avec moi, il y a une quinzaine d’années, je suis ravie de constater que ma vision de la relation entre les enseignants et les élèves n’a pas changé et que c’est vraiment la seule façon pour tous élèves et enseignants de se sentir bien, de progresser , de donner le meilleur de soi-même et d’être heureux !

Merci à toutes ces enseignantes et à tous ces enseignants passionnés qui offrent à leurs élèves un enseignement d’une grande qualité mais surtout un modèle exceptionnel qui va leur donner envie de devenir adulte. Tout cela est basé sur un grand respect mutuel et une bonne communication marquée par une grande confiance en leurs talents.

Sylvie d’Esclaibes

Montessori école
Les collégiens et les lycéens doivent être heureux dans leur établissement.

Le collège-Lycée Montessori : un an après.

            Ce qui fait du métier d’enseignant l’un des plus passionnants métiers du monde, c’est notamment le fait qu’il nous oblige à un retour sur nous-même permanent. La fin d’année est un moment d’autant plus propice à cet exercice puisqu’il invite au bilan et permet de prendre la mesure du changement radical d’expérience pédagogique qu’il m’a été donné de vivre cette année, et pour la première fois, au sein de l’école Athéna Montessori.

Il est évident que le premier élément déterminant a été pour moi le rapport enseignant-élève. En effet, je suis convaincue du fait que l’enseignement ne devrait pas reposer sur un rapport frontal ; dans lequel la classe se positionne contre l’enseignant ou inversement, comme j’ai pu l’observer et le vivre bien souvent dans les établissements publics traditionnels. Il faut bien souvent alors un trimestre, voire deux, parfois plus afin d’instaurer un véritable rapport de confiance entre élèves et enseignants. En cette fin d’année je prends conscience du fait que dès mon arrivée dans cette école, mon rapport au « groupe classe » avait complétement changé de lui-même, grâce au comportement de chaque enfant. En effet, lors de mon premier cours, j’ai compris qu’il ne s’agissait plus du « prof » face à la classe, mais d’un adulte « aux cotés » d’élèves qui avaient besoin qu’on leur montre comment faire pour réaliser telle ou telle activité. Dès le début de cette année, au collège-lycée Athéna Montessori, j’ai enfin pu mesurer combien l’enseignant est avant tout un adulte à l’écoute, parfois un « guide », bien plus souvent un « coach », et en permanence, lui aussi, un « apprenant ».

En effet, que ce soit en français ou en philosophie j’ai été surprise dès le début de l’année par la maturité intellectuelle des enfants, ainsi que par leur grande ouverture d’esprit. Du collège au lycée, les enfants sont curieux, vifs, et sensibilisés aux grandes questions de ce monde. L’enseignant est donc dans un processus d’échange permanent et de « maïeutique », plus que de transmission classique.

J’ai rapidement compris le fait que les valeurs de l’école se « vivaient », et construisent ainsi un cadre solide et structurant au sein duquel les élèves se sentent en sécurité. L’école, ouverte, est un véritable lieu de vie et de partage où chaque grandit avec l’autre. La bienveillance complice est au cœur du rapport entre adultes et enfants, mais aussi au cœur de chaque classe. Je me suis rendue compte aussi à quel point les élèves prenaient plaisir à venir.

            Finalement, il m’a semblé trouver au cœur de cette école ce que devrait être naturellement l’enseignement partout en France ; un espace-temps de partage, de bienveillance et de respect envers l’autre, et d’ouverture sur le monde. Une école qui rend tout naturellement les enfants heureux.

Laure Forester, enseignante de Français et Philosophie.

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