L’importance des imagiers

Entre 18 mois et 2 ans, l’enfant est vraiment dans la période du développement du langage avant l’explosion du vocabulaire à partir de 2 ans.⁠

Observez bien votre enfant vers cette période car cela peut varier d’un enfant à l’autre, et, en tout état de cause, proposez-lui des imagiers à partir de 12 mois et encore plus dès 18 mois. ⁠Il est très important d’essayer de ne pas passer à côté d’une période sensible.

Pour celle-ci, vous la remarquerez certainement facilement car votre enfant vous interrogera beaucoup sur le nom des choses en les pointant avec le doigt.


Ne choisissez pas n’importe quel imagier ! Si c’est possible choisissez-en un avec de vraies photos car l’enfant a absolument besoin d’être dans la réalité afin de reconnaître les objets de son environnement ou les animaux, etc… ⁠En effet les imagiers avec des illustrations sous forme de dessins ne conviennent pas pour les enfants de cet âge-là car ils sont trop loin de ce qu’ils voient pour de vrai.

Déjà c’est une étape pour eux de comprendre que ce qui existe en trois dimensions dans la vie, peut être représenté en deux sur un livre. Donc il est important d’être le plus possible dans la représentation réelle de chaque chose.


Donnez bien le nom précis de chaque objet ou animal, c’est-à-dire ne dites pas : « c’est un bateau, mais c’est un voilier, ou un paquebot, ou une barque, etc… », c’est très important pour qu’il ait le mot juste.

Les enfants qui auront ainsi entendu les mots corrects, développeront un goût pour les mots et donc chercheront toujours à en connaître davantage.⁠ Or un enfant qui a un vocabulaire riche, développe une meilleure confiance en lui-même car il est capable de mieux communiquer ce qu’il désire ou non ou de décrire ce qu’il voit, ressent, etc… La richesse du vocabulaire est la clé de beaucoup de réussites et donc de bonheur dans la vie.


Ma petite fille qui va avoir 2 ans dans quelques jours, peut demander jusqu’à 5 fois de suite qu’on lui donne le nom de chaque objet des 100 pages de cet imagier et elle reste concentrée pendant des temps très longs parfois même une heure à pointer avec son petit doigt chaque photo dont elle souhaite entendre le nom.

Voyez sur ces photos son petit doigt qui pointe chaque objet et à chaque fois, elle attend jusqu’à ce qu’on lui dise le mot juste. Elle est élevée dans une famille où son père parle français et sa maman le chinois et elle est toujours demandeuse du bon mot dans chacune des langues en fonction de son interlocuteur.

Rendez vous compte de la gymnastique que fait son cerveau pour intégrer tout cela. Un même objet peut se dire de deux façons totalement différentes. Et il n’y a pas de moments où elle est plus heureuse que sur les genoux de l’un ou de l’autre à pointer chaque photo pour entendre le bon mot. ET de temps en temps, elle décide de répéter ce qui lui est dit.


J’aime beaucoup l’imagier de ces photos, il s’appelle : Mon imagier de tous les jours – en 400 photos – aux éditions Milan.⁠ Il a une autre qualité que de jolies photos, c’est que les noms sont inscrits en-dessous de chaque objet, ainsi pour des personnes qui ne sont pas françaises, elles peuvent lire et j’avoue que parfois le vocabulaire est un peu compliqué notamment les engins de chantier et je peux vous affirmer qu’on a intérêt à dire le même mot que la dernière fois qu’elle nous l’a demandé.

⁠Pensez vraiment à lire ces imagiers car cela apporte un vrai bonheur à votre enfant !

Sylvie d’Esclaibes

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