Les pionniers de l’éducation

Voici l’épisode 3 de la série des pionniers de l’Education

Ce que j’apprécie également beaucoup en lisant la pédagogie de Dewey est le rôle de l’enseignant qui est vraiment un guide qui doit connaître parfaitement le développement de l’enfant afin d’organiser un environnement adapté comme le préconise Maria Montessori.

Sylvie d’Esclaibes

Série – Les pionniers !

Chaque semaine, découvrez la pensée d’un pédagogue qui a permis de changer notre regard sur l’enfant. Un héritage à connaitre et à honorer…

Episode 3 – John Dewey, Démocratie et éducation

 Après avoir sillonné les rivages de Rousseau et de son admirateur Pestalozzi, nous voici désormais aux Etats-Unis prêts à rencontrer le philosophe américain John Dewey (1859-1962). Issu du courant de philosophie dit « pragmatique », l’enjeu de sa pensée est de montrer que l’intérêt d’une réflexion réside dans ses conséquences pratiques. Et c’est bien cette méthode qu’il va appliquer à ses raisonnements concernant la pédagogie.

John Dewey

Reprenons quelque peu son histoire. C’est à Chicago, en 1896, que John Dewey inaugure son école expérimentale privée, rattachée à l’université de la ville. Très rapidement, elle rencontre un certain succès et ne cesse de s’agrandir. En sept ans, on passe d’une quinzaine d’élèves à presque cent cinquante. Si le programme n’est pas clairement défini, les enfants sont pourtant très occupés. Ils bricolent, cousent, cuisinent, …etc. L’ensemble de la démarche repose sur des activités qui s’articulent à des projets concrets.

Par exemple, l’une des mises en place pédagogique consiste pour des enfants de 6 ans à construire une ferme miniature afin d’y faire pousser des céréales, vendues plus tard au marché. De cette façon, non seulement, ils travaillent leur motricité et leur débrouillardise, mais surtout, ils prennent la mesure de ce qu’ils font. Ils confèrent un sens immédiat aux apprentissages.

Le philosophe met ainsi en place une philosophie de « l’expérience », où les individus, évoluent en s’adaptant à leur environnement immédiat. En matière de pédagogie, cela se traduit par la volonté d’encourager les interactions des enfants avec leur entourage (camarades, éducateurs) et de toujours montrer que l’enseignement théorique est relié à un intérêt pratique, il est question d’« apprendre à partir de la vie elle-même ». Pour Dewey, l’éducation renvoie à un processus de « croissance », car elle permet de développer des capacités, d’activer des dispositions qui se révèlent in the making, les mains dans le cambouis ou dans la terre…etc.

Les connaissances, plutôt que d’être distinctes de la pratique, sont livrées en cours de route, en rapport direct avec les besoins et les problèmes rencontrés. C’est le principe phare du learning by doing. C’est-à-dire qu’il s’agit d’« apprendre en faisant ». L’enseignement tend à montrer que l’intérêt d’une notion se dégage à l’aune de ses effets, de ses résultats observables. En bon pragmatique, John Dewey argumente qu’une idée est valable que si elle se vérifie dans la réalité. Les enfants ont besoin de constater que la pensée n’est jamais séparée des faits. Tiens, tiens, ne reconnait-on pas là un des autres piliers de la pédagogie de Maria Montessori ?

A suivre…

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