~ Que faire lorsque votre enfant souffre de phobie scolaire ?

Les critères des moteurs de recherche  montrent que vous êtes nombreux quotidiennement à interroger Internet au sujet de la phobie scolaire, fléau qui a tendance à se développer dans toutes les couches de notre société. J’aimerais dans cet article tenter de répondre aux personnes qui font des recherches en ligne sur ce sujet douloureux et aboutissent sur les articles de mon blog.

Pendant 20 ans à la direction pédagogique du Lycée International Montessori de Bailly, j’ai été mise en contact chaque année avec des enfants ou des adolescents atteints de phobie scolaire parfois très grave qui, sur le conseil de médecins ou de psychologues, souvent en désespoir de cause, étaient orientés vers mon école dans l’espoir d’y trouver une solution.

aider le jeune à trouver son chemin

J’avais en effet créé au Lycée International Montessori un outil de travail et un environnement particulier, basés sur les méthodes pédagogiques de Maria Montessori, qui me permettaient d’établir une relation individuelle avec les élèves et plus particulièrement avec ceux qui s’inscrivaient chez moi en raison de leur souffrance due à la phobie scolaire. C’est la raison pour laquelle j’ai pu, en créant une relation de confiance, à force d’attention et de dialogue, aider la plupart de ces enfants et de ces jeunes parfois en grande détresse à se rétablir progressivement pour finalement reprendre une scolarité normale. Un précédent article de ce blog fait état de ce travail, de cette expérience, et propose quelques témoignages de jeunes gens qui se sont rétablis grâce à cette attention de chaque instant et à l’environnement très adapté que j’avais créé.

Le terme « phobie scolaire » cache souvent des problèmes qui peuvent trouver leur source dans l’environnement familial de l’enfant, dans le comportement des parents (relation symbiotique), dans le rythme quotidien de l’adolescent qui vit une transformation complète de son métabolisme : manque de sommeil, anorexie, addiction à l’alcool, aux drogues ou aux jeux informatiques, comportement d’opposition, dépression, phobie sociale, trouble d’apprentissage, etc…

Globalement, selon l’âge et l’environnement de l’enfant, cette phobie scolaire prend quatre formes principales :

La peur de la séparation

– Le refus scolaire du à l’angoisse de séparation (relation symbiotique avec la mère ou, plus rarement, avec le père). Ce refus scolaire concerne surtout les jeunes enfants et peut laisser de profondes séquelles dans la suite de la scolarité.

– Le refus scolaire du à une phobie sociale : crainte de la critique, de l’évaluation et du jugement des autres. Cette phobie sociale se retrouve aussi chez les adultes dans le monde du travail…

– Le refus scolaire du à une anxiété de performance, notamment pour les enfants doués ou précoces et particulièrement pour les adolescents qui ont toujours eu de très bons résultats et que leur proche environnement ou eux-mêmes mettent sous le poids d’une trop forte exigence.

Anxiété de performance

– Le refus scolaire peut aussi résulter d’une accumulation d’échecs dus à des difficultés d’apprentissage détectées tardivement ou mal interprétées. Les mauvaises notes, les évaluations négatives, les redoublements de classe sont extrêmement préjudiciables à l’enfant en difficulté. Les écoles qui mettent en oeuvre les pédagogies alternatives et qui privilégient un suivi individuel des élèves favorisent la détection des troubles d’apprentissage et n’ont jamais recours à ces méthodes inutiles, inefficaces et dégradantes.

Notre société et notamment l’Education nationale considèrent la phobie scolaire comme un problème annexe (et négligeable) du à la grande sensibilité et aux transformations de la période d’adolescence.

Statistiques…

Les phobies scolaires y sont classées au rang des statistiques et rien n’est vraiment prévu pour une prise en charge de ces souffrances parfois très graves qui sont pourtant actuellement en forte hausse. Une réelle prise de conscience des institutions serait nécessaire. De nombreux professeurs honnêtes et consciencieux sont sensibilisés à ce problème et tentent d’aider ceux de leurs élèves qui  sont en souffrance. Leurs possibilités d’action sont malheureusement dans ce domaine très restreintes et ils obtiennent peu ou pas de résultat, notamment en raison de l’absence de traitement individuel des élèves dans la plupart des établissements scolaires et de la relative « inhumanité » qui en découle.

Une lumière dans la nuit

Chaque être est différent et les manifestations de la phobie scolaire sont différentes selon les enfants. C’est la raison pour laquelle il n’existe pas une solution unique pour tous. L’expérience que j’en ai me permet de dire néanmoins qu’il existe toujours une solution. La base de cette solution tient dans la relation de confiance que l’adulte « accueillant » en milieu scolaire  – et les parents – doivent réussir à rétablir avec l’enfant en souffrance. Il faut souvent faire beaucoup d’essais et ne surtout pas désespérer car cela demande parfois beaucoup de temps. Il faut donc être très patient, à l’écoute… Cette relation de confiance permettra de montrer à l’enfant ou au jeune que l’on croit en lui, en ses capacités, et que l’on est persuadé(e) qu’il va trouver son chemin et se sortir de cette crise douloureuse.

En milieu hostile

Ce problème arrive la plupart du temps à des jeunes très sensibles qui, consciemment ou non, accusent leurs parents, et le monde des adultes en général, de les avoir plongés sans aucun recours dans un milieu anxiogène et hostile. La façon dont les parents vivent ce moment difficile est essentielle pour l’enfant. Il ne faut surtout pas le faire culpabiliser en lui montrant tristesse et inquiétude car il se sent souvent coupable de donner du souci à ceux qu’il aime. Sa souffrance en est toujours exacerbée.

Si vous sentez que votre enfant va mal, il est préférable de le retirer de l’établissement dans lequel il est scolarisé. Il se peut que cet établissement ne soit pas la cause première de cette phobie, cependant les lourdes exigences et les stress multiples de la vie scolaire tendent à focaliser et augmenter toutes les angoisses qui entretiennent et rendent à terme cette souffrance insupportable. De plus, l’enfant souffrant de phobie scolaire se sent mal par rapport à ses camarades car l’adolescent n’aime pas être différent, il est donc souvent bénéfique de l’éloigner de ses camarades qui suivent une scolarité normale.

Attention à la solitude !

Le mieux est donc de laisser votre enfant au repos – en arrêt maladie – et de l’aider ensuite à se reconstruire pendant le temps nécessaire à une convalescence qui peut être très longue. Soyez vigilants de ne pas l’isoler totalement des autres car il aura tendance à préférer être seul, ce qui n’est pas souhaitable.

Une excellente activité, le théâtre.

Il faut qu’il continue certaines activités sociales et aille à la rencontre d’autres jeunes par le biais d’activités sportives, artistiques, etc… L’importance d’appartenir à un « clan » est primordiale, notamment à l’âge de l’adolescence.

Pendant ce temps de reconstruction, cherchez un établissement mettant en oeuvre une pédagogie différente basée sur l’individualité de chaque enfant. Vous pouvez consulter « le guide annuaire des écoles différentes » (lien ci-dessous)  et prendre rendez-vous avec les dirigeants de ces établissements pour qu’ils vous expliquent comment ils s’occupent des élèves en phobie scolaire et ce qu’ils sont prêts à mettre en place pour eux. Je pense qu’il est très important de changer totalement l’enfant d’ambiance afin qu’il prenne conscience qu’il existe d’autres manières d’étudier et que le corps enseignant peut être lui aussi très différent.

Jouer de la musique

Il est aussi possible d’envisager pour lui d’autres orientations. Essayer de réfléchir à d’éventuelles passions qu’il pourrait avoir et chercher toutes les formations correspondantes. J’ai souvent remarqué que la musique est une grande aide pour ces jeunes. Ils y trouvent un moyen de libérer leurs angoisses, ce qui rend les choses plus faciles. Avec deux élèves que j’ai bien connus, le fait de leur offrir un animal de compagnie les a aussi considérablement aidés…

Le poids de la réussite scolaire

La phobie scolaire peut venir du fait que le jeune pense qu’il n’obtient la reconnaissance et l’amour de ses parents (et des adultes) que par sa réussite scolaire. Les adultes doivent donc lui montrer qu’ils l’apprécient pour de nombreuses autres raisons et que le critère d’évaluation des résultats scolaires, assez peu fiable, est loin d’être le plus important pour eux. Souvent l’approche du baccalauréat stresse beaucoup les jeunes gens. Mais qu’est-ce qu’un baccalauréat par rapport au fait d’être vivant et en bonne santé ? Et que représente le baccalauréat de nos jours? Peu de choses en vérité…

Steve Jobs

Les adultes ont trop souvent tendance à faire peser sur leurs enfants la crainte de l’avenir professionnel, crainte souvent basée sur une donnée fausse : un bon élève a forcément un bel avenir, un mauvais élève est voué à l’échec… Ceci pèse considérablement sur la conscience de l’enfant qui devient terrorisé par son avenir avec des conséquences annihilantes qui peuvent aller jusqu’au suicide. Les évaluations des élèves sont, dans le système traditionnel, basées sur les bonnes et mauvaises notes distribuées selon des critères non choisis et souvent selon des appréciations subjectives… Ces évaluations sont-elles si fiables qu’on leur accorde une telle importance ? Combien de grandes réussites de l’économie internationale n’ont pas fait ou ont interrompu leurs études : Steve Jobs, Bill Gates, Larry Ellison, Michael Dell, etc…? N’oublions pas que, dans notre système scolaire traditionnel, plus de 50% des enfants précoces font des études médiocres voire même pas d’études du tout…

Il est donc important de rechercher des formations au départ plus courtes et plus faciles dans lesquelles l’enfant pourra s’épanouir sans évaluation sanction et sans la peur de l’échec qui est une cause importante de phobie scolaire. Il pourra toujours rejoindre ensuite une filière plus classique s’il le souhaite.

apprentissage en alternance

L’important étant qu’il reprenne goût aux études. Ne pas négliger non plus les formations en alternance. Le jeune est souvent très heureux de connaître l’ambiance de l’étude en entreprise. Celle-ci lui permet en effet de s’épanouir par le biais de la confiance que lui accorde son tuteur et par la réussite des travaux entrepris. Elle lui permet de surcroît de devenir plus autonome tout en étant considéré comme un adulte à notre époque où le système éducatif maintient les jeunes dans une infantilisation tardive.

Des modes de vie différents

Une autre solution envisageable est le séjour à l’étranger avec la découverte d’autres cultures et d’autres modes de vie. Mais le jeune n’a pas toujours suffisamment confiance en lui pour être prêt à partir seul. Si vous connaissez des familles qui pourraient l’accueillir et l’entourer d’attentions, cela peut être très positif pour lui.

Il est aussi important de le faire suivre par un psychologue. Mais attention aux psychotropes qui ne sont qu’une aide factice dont notre pays fait une consommation invraisemblable… Il existe aussi une clinique qui soigne les phobies scolaires graves. J’ai accueilli dans mon école une jeune fille qui, après un séjour d’un an dans cet établissement (lien ci-dessous), a pu reprendre avec mon aide petit à petit une scolarité normale.

Protéger les jeunes pousses…

En résumé, la phobie scolaire atteint de très jeunes enfants en début de scolarisation et, le plus souvent, des adolescents très sensibles et souvent très doués qui, soumis à la pression du monde scolaire, le plus souvent dans le système traditionnel, considèrent à tort ou à raison ce monde scolaire comme un milieu profondément hostile et inhumain dans lequel les adultes l’ont placé sans qu’il ait son mot à dire. J’ai décrit dans un précédent article les symptômes les plus courants de cette souffrance. Le plus significatif de ces symptômes résulte en une perte de confiance totale dans le monde des adultes en milieu scolaire et dans le monde des adultes en général. La solution que j’ai chaque fois mise en œuvre dans mon école consistait à tenter de créer, avec une infinie patience, une relation individuelle de confiance avec le jeune en souffrance. C’est un travail long et très exigeant, rempli de hauts et de bas, qui nécessite un grand investissement personnel ainsi que l’utilisation des modes de communication propres aux adolescents: facebook, textos, etc…

Je n’ai pas réussi à chaque fois, mais les témoignages que je reçois des jeunes gens que j’ai accueillis en grande détresse et qui ont pu retrouver auprès de moi et dans mon école la confiance et le goût des études sont une très grande satisfaction. Puisse ce travail particulier servir d’exemple aux autres chefs d’établissement, et plus particulièrement à ceux pour qui la phobie scolaire n’est pas une simple statistique un peu ennuyeuse noyée au sein des multiples études quantitatives – et souvent auto satisfaites – qui sont régulièrement publiées sur le « merveilleux » monde scolaire de notre pays.

http://www.phobiescolaire.org
http://ecolesdifferentes.free.fr
 

Sylvie Rousseau-d’Esclaibes

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29 commentaires pour ~ Que faire lorsque votre enfant souffre de phobie scolaire ?

  1. materstef dit :

    Merci pour cet article. Mon fils(12ans) a une phobie scolaire en ce moment et le parcours est vraiment long et compliqué…
    Je pense l’orienter vers le Cned pour le moment…

  2. Amandine dit :

    Bonjour,
    je suis actuellement en Terminale ES et je sens, comme chaque année depuis la troisième, une certaine angoisse et une peur qui m’empechent d’une part de travailler comme il le faudrait et d’autre part d’être heureuse en cours et de me sentir bien.
    Pourtant j’ai été une élève « modèle » jusqu’à maintenant, j’étais (et je suis) en tête de classe, j’ai de bonnes notes, j’ai l’air interessée…
    Mais je me remets beaucoup en question, j’ai l’impression que tout le monde se trompe sur mon niveau, qu’en vérité je suis vide et idiote, que je suis différente des autres ! Pourtant jusqu’à maintenant je réussissais quand même, je suis très perfectionniste et je faisais souvent passer le travail avant autre chose. Et aujourd’hui je me répète que j’ai tenu 13 ans, que j’ai donné mon meilleur pendant 13 ans et qu’il ne me reste plus que ces minis 6 mois et que ensuite je peux partir voyager, découvrir le monde !
    Mais ca me rend malade, j’ai beaucoup d’absences en ce moment car je suis en retard dans mes devoirs, je stresse chaque matin avant d’aller en cours, j’ai des maux de ventre et de tête qui sont dus à ca, je me mets automatiquement en retard. Je suis déjà allée voir la conseillère d’orientation, selon laquelle je souffre de dépression…
    Jusqu’à maintenant j’ai tenue mais aujourd’hui je n’en peux plus, et j’ai envie de changer quelque chose ! Je suis en train de me renseigner sur le CNED, et j’ai vraiment envie de suivre cette voie… Qu’est ce que vous me conseillez ? Est ce que je reste en cours ou je m’inscris au CNED au risque de moins bien réussir mon bac, mais d’être heureuse dans ce que je fais ?
    Merci,
    Amandine

    • Bonjour, Il m’est difficile de te conseiller sans te connaître. Le Cned est mieux que d’aller au lycée et de souffrir mais en même temps il faut une très grande volonté et une profonde autonomie pour réussir à travailler seule. tu peux toujours essayer. A bientôt.

    • Johana dit :

      Je suis actuellement dans le même cas que toi je n’en peux plus du lycée je n’arrive plus à entrer dans une salle de classe carrément et ça depuis décembre .. je pense aussi à aller eu CNED si tu as besoin de parler avec quelqu’un qui est a peu près dans le même cas que toi je suis la :) ..

  3. Julie dit :

    Article très intéressant

  4. metza dit :

    Bonjour , je ne plus ou m orienté depuis 5 ans mon fils souffre dans le milieu scolaire ou il est par rapport a certaine personne du milieu scolaire comme son directeur . Mon fils n a pas voulu que je le change dans se collège parce qu il disait il pourrais si il essaie de faire au mieux son travail . La aujourd’hui psychologiquement se n est plus possible . Moi en tant que maman j ai soutenu mon fils mais je suis fatiguée de le voir souffrir et de voir son échec scolaire. Le milieu scolaire ne m on jamais pris au sérieux Voilà. Merci

    • Bonjour, Les jeunes de l’âge de votre fils ne savent pas forcément ce qui est bon pour eux et il est de notre responsabilité de parents de prendre les décisions dans la mesure où on pense qu’elles sont bonnes pour eux. On ne peut pas laisser son fils souffrir. Bon courage. Sylvie

  5. Luc Mathis dit :

    Merci pour ce texte et ce témoignage. Notre association va publier un livre en Janvier 2016 sur le sujet, un livre par les parents, pour les parents, avec de nombreux témoignages de familles et de partages d’expérience d’experts. N’hésitez pas à me contacter pour prolonger l’échange.
    A bientôt,
    Luc Mathis
    Président Association Phobie Scolaire

  6. alramusg dit :

    super article Merci merci merci. Ma fille concernée.

  7. Bonjour,
    J’ai moi-même fait une phobie scolaire à l’âge de 15 ans. J’ai été scolarisée au CNED et j’ai été hospitalisée pendant deux ans. Aujourd’hui j’en ai 19 et je suis totalement guérie ! J’ai crée un blog pour raconter mon parcours :
    citoyenneceleste.unblog.fr

    Venez échanger !

  8. Bonjour, Qu’entendez-vous par placement ? J’ai rencontré beaucoup d’enfants en phobie scolaire (malheureusement !) mais je n’ai jamais entendu parler de placement. J’en ai vu qui ont été hospitalisés mais rien d’autres.

  9. mwamae@live dit :

    Bonsoir je suis la maman d’une ado de 13 ans. Il y a deux ans ma fille a commencé a se sentir mal. Novembre j’ai vu une psychologue ça n’a rien donné (je l’élevé seule) . Elle s’est enfermer dans le sommeil et est très douloureuse, après plusieurs hospitalisations on a apprit qu’elle avait contracté la mononucléose. Donc elle a peu suivi le 3éme trimestre. L’année de sa cinquième, elle n’a pu aller en cours tjrs douloureuse et toujours son sommeil, impossible de la réveiller elle a été suivi par 2 psychologues et pédopsychiatre .Impossible de suivre des cours. Nous avons déménagé elle a changé de collège mais tjrs sa phobie scolaire, elle souhaiterait aller en internat pour ne « souffrir » qu’une fois le lundi matin est ce que ça va bien se passer ? J’ai appelée quelques internats, mais des que je parle de sa phobie scolaire toutes les portes se ferment. Vers qui me tourner ? J’ai arrêté la pédopsychiatre car nous avons déménagés et cela ferait trop loin pour moi. A l’heure actuelle elle ne suit aucune cours, elle pense que le CNED sera trop dure pour elle ( ne va pas s’y tenir ) J’habite là Haute-Garonne et j’aimerai savoir comment faire ? Ma fille a été diagnostiqué précoce. Merci de me répondre rapidement.

    • Bonjour, J’ai lu votre commentaire avec beaucoup d’attention. Je comprends ce que vit votre fille et malheureusement de plus en plus de jeunes sont dans la même situation. Il m’est bien difficile de vous conseiller. Pour moi, le mieux, dans son cas, serait de prendre un cours avec le CNED, avec des professeurs particuliers quelques heures par semaine pour l’aider à suivre un programme. Pour éviter qu’elle se coupe totalement de contacts sociaux avec des jeunes de son âge, j’essaierais de voir avec elle si des activités artistiques ou sportives pourraient l’intéresser et je l’y inscrirais. Je pense aussi qu’il faut la laisser se remettre de tout cela mais malheureusement le retour à l’école est très difficile. Bon courage. Je reste à votre disposition. Sylvie

    • galaup dit :

      Bonjour,

      Je suis une maman demande d’une jeune fille qui va avoir 13 ans en mars. Elle est en 5eme.
      Je comprend fort bien ce que vous vivez.
      Pour ma part, j’ai mis en place des cours par correspondance 2eme et 3eme trimestre. Et ensuite on verra…. C au jour le jour…
      J’ habite aussi á Toulouse, si vous le voulez, on peut rentrer en contact pour échanger et s’aider.
      Bien cordialement,
      Cathy

      • Isa dit :

        Bonjour Cathy,
        Mon fils est aussi en 5ème et je me sens complètement perdue… surtout pour l’année prochaine.
        Si vous voulez que nous échangions ensemble, ce serait vraiment bien.
        Bien cordialement,
        Isa

  10. Rosemay dit :

    Suite à des événements qui se sont passé dans le cadre scolaire ( diffamations à mon égard sur twitter de la part de personnes de ma classe et engueulade avec deux de mes amies du lycée) et à ma perte de motivation , je ne peux plus et ne veux plus retourner en cours. Je ne dors plus la vieille des cours, j’angoisse, je pleurs, je tremble, est-ce que cela veut dire que je suis atteinte de phobie scolaire ?
    Je suis en terminale littéraire et à la fin de l’année je suis censé passer mon bac, mais cela va faire un mois que je n’ai pas été au lycée ( 2 semaines de cours + 2 semaines de vacances)
    Mes parents veulent me forcer à aller en cours,en évoquant la bac et ils disent qu’ils faut que je prennes sur moi, c’est d’ailleurs le cas ce matin. Ils pensent que je simule pour pas aller en cours mais moi je me sens tellement mal. Pour moi m’envoyer au lycée c’est m’envoyer à l’abattoir, j’en peux plus. En parallèle de mon bac j’ai commencé une formation par correspondance dans un domaine qui me passionne , j’ai pris cette décision pendant les grandes vacances avant la rentrée car je voulais arrêter les études parce que je n’avais plus la motivation de les continuer mais après une réunion ( pour mes absences répétées) avec mon cpe, le sous directeur, mes parents, l’infirmière et une assistante sociale, je me suis rendu compte qu’ils ne me soutenaient pas, eux non plus. Ils ne croient pas en ma formation, ils veulent me mettre en internat (pour que je sois en de meilleures conditions pour réussir le bac (moins de fatigue ect …) ) et ils ont fait que de parler du bac en disant que c’était très important et qu’il fallait que je revienne en cours en ne prêtant pas attention a la raison pour laquelle je ne voulais plus y aller. Je me sens terriblement incomprise, je ne sais plus quoi faire, ni qui pourrait me croire ….. s’il vous plaît donnez moi des conseils je craque.

    • Bonjour, Je comprends ce que tu ressens et je pense en effet que tu fais un début de phobie scolaire. Tu ne dis pas quelle formation par correspondance tu suis donc il est difficile de te conseiller. Je comprends ton désarroi mais je comprends aussi la réaction de tes parents et des personnes de ton établissement. Tu es arrivée jusqu’en terminale et il est vraiment dommage que tu arrêtes ainsi à quelques mois du baccalauréat. En effet, tu sais aujourd’hui, sans le bac on ne peut pratiquement rien faire. Et même, d’ici quelques années, tu peux avoir envie d’entreprendre une carrière particulière et si tu n’as pas ton bac, tu seras très ennuyée et regrettera peut-être d’avoir arrêté à quelques mois du but. Je comprends que ce soit difficile pour toi et peut-être peux tu proposer à tes parents de suivre des cours par correspondance qui t’aident à préparer ton bac et à le réussir. Ainsi toutes ces années de souffrance ne se solderont pas en plus par un échec. Voilà les conseils que je peux te donner. Sinon accroche-toi, ne te préoccupe pas trop de ce que disent les autres élèves, pense d’abord à toi, à ton avenir… A bientôt. Sylvie

    • LARRAT dit :

      Bonjour, je viens de lire ton message qui m’a touchée. Je suis une maman et mon fil a arrêter le lycée depuis 9 mois. Alors je comprends ton sentiment. Si tu a une passion fait tout ce qu’il faut pour convaincre tes parents. Car les parents n’ont pas toujours raison.
      Tu devrais voir un spychologue pour ado et parler de tout cela avec elle qui te comprendra et en parler avec tes parents pour qu’il t’en courage dans ta passion. Il faut avoir du courage pour parler aux adultes mais quand tu l’aura fait tu sera bien contente. Espère que depuis Janvier date de ton message les choses se sont arrangées pour toi.

  11. sandrine dit :

    pensez aussi à la phobie scolaire dû à de mauvaises expériences dans le milieu scolaire…j’ai été maltraitée par mon institutrice de CP, c’était des fessées déculottées, attachés sur nos chaises si l’on bougeait trop, du scotch sur la bouche pour que l’on se taise… j’ADORE apprendre, mais le milieu scolaire est devenu pour moi une source de souffrances intenses, tant physique que morale, et je peux vous garantir que, même si je suis désormais maman, j’ai un mal-être important lorsqu’il me faut enter dans une classe… UNE année de maltraitance et ce sont 15 ans de ma vie qui ont été un cauchemars… Et encore, moi, j’avais la chance d’être une bonne élève….

    • Bonjour, Je vous remercie pour votre témoignage que je me permettrais de publier, si vous l’acceptez. Je suis stupéfaite par ce que vous me dites mais, malheureusement, pas surprise. J’entends encore aujourd’hui parfois de tels témoignages et je trouve ça inacceptable. Il faut vraiment faire quelque chose pour que cela n’arrive plus. Bon courage. Merci de lire mes articles et si je peux vous aider en quoi que ce soit n’hésitez pas à me contacter, je me ferai un plaisir de vous répondre. Sylvie

  12. Pauline dit :

    J’ai actuellement 23 ans je suis des études d’infirmière et j’ai raté deux fois le diplôme parce que je n’arrive pas à gérer mon « stress ». J’ai des insomnies dès le début du stage, des crises de larmes incontrôlables quand la date fatidique approche, des nausées (et des vomissements parfois,) des crises d’hyperphagie, des céphalées intenses et non soulagées par les antalgiques et je n’arrive pas à me raisonner, ma peur l’emporte sur ma raison. Je sais que je peux le faire, le métier me plait, j’ai envie d’en faire mon métier mais je n’arrive à rien le jour J, c’est à peine si je peux me lever de mon lit et si j’y arrive tout le temps de trajet j’envisage toutes les autres destinations possibles de l’endroit où je suis(sans y être vraiment allée jusque là). Je me demandais si cela pouvait s’apparenter à de la phobie scolaire alors que cela fait 1 an et demi que j’ai développé ce problème, Je n’ai pas eu de problème particulier lors de ma scolarité du CP au lycée (j’étais même plutôt bonne élève).

  13. C’est sûr que tout est dans la passion. Quelqu’un qui va à reculons à l’école (pour les raisons énoncées dans l’article) ne retiendra rien à la fin de la journée, même s’il a passé 10 heures en classe…
    Je me suis aussi penchée sur les écoles alternatives, qui mettent l’enfant et sa motivation au centre de leur projet pédagogique, et ça peut être une mine de motivation et de résultats. Le tout est de montrer aux étudiants qu’ils sont accompagnés, qu’ils peuvent retirer quelque chose sur le plan personnel des études. C’est ce qui m’a plu dans la méthode de Cogito (une de ces écoles de soutien) : leur concept de « Méthode et Matières », qui gagnerait à être connu, notamment le point sur la convivialité.

  14. Je suis en très grande partie d’accord avec les propos émis ici. Si tant d’enfants se mettent à souffrir d’une phobie qu’ils surmontaient beaucoup plus facilement jadis, il est impossible d’analyser le phénomène à partir des enfants. c’est manifestement l’école qui est en cause. Mais on oublie souvent (et j’en ai fait l’expérience, ayant fondé en 1995 une école indépendante en Belgique, SCHOLA NOVA) que la matière enseignée, son nivellement par le bas, et son peu d’intérêt, dégoûte les enfants la plupart du temps. Très souvent, les enfants adorent apprendre, mais n’aiment pas le travail forcé ni contrôlé continuellement. Par contre, ils adorent le résultat d’un travail bien fait et d’une compréhension parfaite. Beaucoup d’enfants en phobie scolaire grave se sont retrouvés à Schola nova sans le moindre symptôme après 15 jours, simplement parce que la matière les passionnait. Or il s’agit de latin parlé, chose réputée pour horriblement difficile…
    Je ne veux pas jouer à celui qui trouve des solutions à tout, mais qu’au moins on vienne contrôler mes dires. J’ai souvent été moi-même étonné d’un résultat si facile sans même l’avoir cherché, et cela m’a d’autant plus convaincu.

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