~ La phobie scolaire des adolescents.

L’angoisse d’aller à l’école.

La phobie scolaire peut se manifester de plusieurs manières chez les adolescents : impossibilité de se lever le matin pour aller à l’école, absentéisme, maux de ventre, crises d’angoisse en arrivant à l’école ou en cours, malaises pouvant aller jusqu’à l’évanouissement, crises de tremblements et crises de nerfs avec hurlements, tendances suicidaires, etc…

phobie scolaire

Pour moi, cela est dû à plusieurs facteurs : un sentiment d’emprisonnement, une grande souffrance vis-à-vis des injustices subies par les autres élèves et eux-mêmes dans les écoles précédentes, une exigeance trop élevée par rapport à leurs résultats scolaires, une peur de l’échec, une grande crainte de l’avenir, une perte de confiance totale en eux-mêmes et en tout adulte représentant le système scolaire.

Selon les études scientifiques concernant le rôle et le développement du cerveau dans la psychologie enfantine, nos réactions aux émotions s’élaborent dès la plus tendre enfance au niveau du cerveau limbique quand existe à peine une pensée logico-critique et consciente.

Cerveau limbique.

Ce système d’encodage se met en place à partir des expériences où s’expérimentent les émotions générales comme le contentement, la peur, le rejet, la colère, puis il s’affine au cours du temps et se divise en une grande quantité de nuances et de tonalités émotionnelles. Ces codes de réception émotionnelle sont élaborés par le cerveau limbique pendant la petite enfance. Ils restent ensuite immuables et persistent toute la vie. Le cerveau limbique étant imperméable à toute  logique, il ne sert à rien de tenter de résoudre la phobie scolaire par des arguments logiques et raisonnables.

Comment aider un jeune atteint de phobie scolaire à aller mieux ?

  • établir avec lui un emploi du temps adapté, avec peu d’heures de cours au début puis, peu à peu, s’il va mieux, avec son accord, lui ajouter des heures pour enfin arriver à un emploi du temps normal. Ce processus peut prendre plusieurs mois voire même plusieurs années.
  • lui laisser la liberté de quitter les cours et même l’école lorsqu’il le désire à condition de prévenir l’adulte de son choix par sms. Le sms est plus facile pour lui car il a beaucoup de mal à communiquer avec les adultes en milieu scolaire. Prévenir provoque chez lui une prise de conscience de l’importance qu’il a pour l’adulte concerné.
  • le dispenser de toute activité stressante : tous les devoirs, contrôles, interrogations orales, exposés, bacs blancs, etc… puis peu à peu, en accord avec lui, les réintroduire dans son programme scolaire en insistant beaucoup auprès des professeurs pour qu’ils ne le mettent jamais en échec.

    Supprimer l’emprisonnement.

  • si le jeune a une passion qui lui permet de trouver un équilibre (le plus souvent musique, dessin, photo, etc…), lui donner la possibilité de s’y adonner à tout moment au sein de l’école en cas de bouffée d’anxiété.
  • dédramatiser l’importance des examens comme le baccalauréat par rapport aux valeurs essentielles de la vie.
  • être très disponibles pour tout besoin de dialogue que ce soit oral ou écrit et à n’importe quel moment de la journée.
  • montrer une attitude pleine de confiance dans ses possibilités de s’en sortir en lui citant de nombreux exemples concrets de jeunes ayant vécu la même chose et qui se sont rétablis et en l’aidant à se construire un projet d’avenir attrayant.
  • donner toutes les explications nécessaires aux professeurs afin qu’ils aient une attitude des plus positives et compréhensives,
  • expliquer aussi aux autres élèves de la classe pourquoi cet adolescent bénéficie d’un traitement particulier,

Activités émotionnelles et sensorielles.

Le but final de toutes ces actions étant de pouvoir créer les conditions favorables à l’enfouissement, au niveau du cerveau limbique, d’une mémoire émotionnelle négative et destructrice. Ceci peut se faire dans un climat sécurisant, chargé de beaucoup d’affect, au moyen d’émotions positives, en mettant autant que possible en oeuvre des activités artistiques et sensorielles.

Pour Elisabeth dont le témoignage ainsi que celui de ses parents figurent ci-dessous, il me semble que le facteur déclenchant un début de guérison a été le fait d’avoir accepté d’accompagner tous les élèves de l’école, au sein de l’orchestre, à la batterie, lors du concert de Noël  2010.

Pour Alina,  qui termine des études d’architecte, la guérison de sa phobie scolaire a commencé lorsqu’elle a accepté de faire toutes les photographies pour la communication de l’école et de créer et rédiger des articles sur chacun des professeurs.

Animal domestique…

Elisabeth, atteinte d’une grave phobie scolaire, a eu cette année son bac S du premier coup. Son témoignage figure aussi ci-dessous. La présence auprès d’elle pendant les cours de ses animaux domestiques préférés (et très particuliers…) lui a permis de se sentir mieux en lui procurant une émotion sécurisante.

 Témoignage d’Elisabeth :

« Bonjour, Un grand merci !!! Merci car s’il n’y avait pas eu Montessori et tous ces formidables professeurs, je ne sais pas si j’aurais réussi a remonter aussi bien la pente. Grâce à vous, j’ai pu avoir mon BAC sans rattrapages et du premier coup. Je suis super contente !!! Je vais enfin pouvoir faire le grand pas et entrer dans un nouvel univers où je l’espère, m’y plairai. Maintenant, tout repose sur mon sang-froid, je suppose. En tout cas, encore un grand merci !!! Je donnerai des nouvelles !!! Je t’embrasse. Elisabeth. »

Des projets d’avenir.

Témoignage d’Elisabeth :

« Après avoir passé douze ans dans un lycée réputé de la banlieue Ouest de Paris, et traversé une sévère dépression, j’ai du faire un choix quand à la suite de ma scolarité. Un redoublement s’imposait mais je ne voulais pas rester dans mon ancien lycée, car le système traditionnel ne me convenait pas.

C’est alors que mes parents m’ont parlé de Montessori Vive l’Enfance à Bailly.

Retrouver le goût de participer.

Aujourd’hui encore, je parle tout le temps à Sylvie et elle continue de m’encourager, de me féliciter et de m’aider. Cette générosité et cette bienveillance de sa part m’ont appris à voir la vie d’un œil neuf et positif. Je ne suis plus la même. Etre entourée de professeurs aussi sympathiques et disponibles auprès des élèves me permet aujourd’hui d’aller en cours avec le sourire, sans cette boule que j’avais dans l’estomac. Le lycée Montessori est presque comme une deuxième maison pour moi. Je ne fais plus de crises d’angoisse, plus de malaises. L’aventure Montessori est probablement une des meilleures choses qui me soit arrivée. Et je remercie Sylvie pour tout ce qu’elle fait pour moi, car ma guérison n’aurait pas eu lieu sans elle… Caroline« 

Témoignage des parents d’Elisabeth :

« Suite à des problèmes de santé sérieux accompagnés de phobie scolaire, nous avons du prendre la décision de changer notre fille Elisabeth, 17ans, d’établissement scolaire.

 Nous devions trouver un établissement qui lui permette tout d’abord de retrouver le sourire et la confiance en elle, l’envie d’aller en cours, et la motivation  pour le travail. Il nous semblait essentiel de trouver une école très à l’écoute des élèves, de très petits effectifs par classe et la souplesse nécessaire  qui puisse donner du temps à Caroline.

Une relation d’entraide.

Un premier entretien avec Sylvie d’Esclaibes nous a conforté dans l’idée que nous avions frappé à la bonne porte. Elisabeth n’était pas la première dans son cas à se tourner vers Montessori Vive l’Enfance, et Sylvie nous a assuré qu’elle trouverait  l’approche en douceur dont elle avait besoin. La rentrée fut une épreuve terrible pour Caroline ;  Sylvie ne l’a jamais lâchée, tout en lui martelant le discours suivant : « Pour l’instant l’important ce n’est pas le bac, c’est que tu ailles bien. Quelles sont tes matières préférées … ? »

Relation de confiance.

Sylvie nous a convaincus qu’Elisabeth devait reprendre les cours tout doucement et surtout sans pression au  niveau de la prise de notes et des devoirs, en commençant par quelques heures par semaine. Elisabeth a d’abord passé beaucoup de temps dans le bureau de Sylvie à discuter et a finalement réussi à franchir le seuil de l’école sans angoisse et sans peur. Jusqu’aux vacances de Noël, c’était l’objectif principal. A partir du mois de janvier nous avons pu constater une très nette amélioration de l’état d’Elisabeth, qui petit à petit, est retournée en cours, jusqu’à pouvoir suivre un emploi du temps complet. L’accompagnement de Sylvie a été formidable et ses encouragements essentiels. Les bons résultats n’ont pas tardé et Sylvie est même allée jusqu’à l’accompagner à son oral de TPE dans un lycée à Versailles ; un soutien sans faille.

Avoir confiance en soi.

Nous venons de recevoir un excellent bulletin pour le deuxième trimestre, mais surtout, bien que encore fragile, Elisabeth a retrouvé le sourire et le goût d’apprendre. Indiscutablement, Sylvie a joué un rôle essentiel, ainsi que les professeurs dans cette grande victoire pour Elisabeth. »

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