~ Paul Belgram. « Des années lycée que je n’oublierai jamais… »

 
Paul

Paul Belgram est un garçon rêveur, hypersensible et très intelligent, passionné par la musique et principalement par la batterie dont il a commencé à jouer vers l’âge de 11 ans. Il est venu à mon école à l’âge de 17 ans sur décision urgente de ses parents, en cours d’année scolaire, alors qu’il était en redoublement de classe de seconde au Lycée Jeanne d’Albret de Saint-Germain-en-Laye. Il était alors en rejet total de l’école, en très grande détresse psychologique et presque en état de renoncement. 

Paul à la batterie en concert.

Paul a passé deux ans et demi dans mon école pendant lesquelles je me suis beaucoup occupée de lui, ceci afin de lui redonner confiance en lui,  confiance en l’adulte, en ses propres capacités, pour lui permettre de retrouver le goût de la vie et du travail qu’il avait complètement perdus et pour construire petit à petit son avenir avec le maximum de sérénité.

Gâteau-surprise pour les 18 ans de Paul.

Au bout de ces deux années de scolarité dans mon école, en 2009, Paul a réussi non seulement son baccalauréat ES avec mention « bien » mais aussi son diplôme « Advanced » de l’Université de Cambridge. Paul vient de terminer une formation de musicien professionnel de jazz et musique contemporaine au CIM de Paris (Ecole jazz et musiques actuelles). Il entame maintenant une licence de psychologie à l’Université de Nanterre dans le but de devenir musicothérapeute.  

  • Témoignage de la Maman de Paul

    Paul et sa classe de terminale en classe de neige aux Ménuires.

    « Notre fils était catalogué comme étant en échec scolaire lorsqu’il est venu à l’école Vive l’Enfance à la fin de sa deuxième année de seconde. Après deux ans et demi à l’école Montessori, il a passé son bac avec la mention bien. Il avait trouvé sa place à cette école et a pu grandir et s’épanouir dans un environnement souple et positif. Sylvie Desclaibes a joué un rôle très important dans la réussite de Paul et nous ne pourrions jamais la remercier assez. Elle a pris la peine de comprendre son fonctionnement, et, dans son approche avec lui, elle a vraiment pris en compte sa spécificité. La philosophie de Sylvie Desclaibes donne une place à l’individualité, aux différences de style et de rythme, et surtout aux forces de chaque enfant. C’est une approche qui donne de l’espoir et de la confiance en soi… »

  • Témoignage de Paul Belgram

    Paul, tout simplement.

 « En passant trois ans à Vive l’Enfance, j’ai appris à aimer la pédagogie Montessori et l’atmosphère chaleureuse de ce lieu. Au début, même s’il y avait un changement dramatique avec mon lycée précédent qui était, pour parler sincèrement, une usine, j’ai mis pas mal de temps à m’adapter au climat Montessori jusqu’à ma rencontre avec une certaine personne, sans qui aujourd’hui je ne serais pas où je suis.

Une atmosphère chaleureuse et décontractée…

 

 

 

Il sera pour moi assez difficile de raconter comment cette personne m’est venue en aide, car elle m’a aidé de tellement de façons que mes souvenirs avec elle me paraissent comme un tas de papier que je n’arrive pas à trier.
Cette personne je ne l’ai pas rencontrée en arrivant car ce n’est pas elle que j’avais eu en rendez-vous pour intégrer Vive l’Enfance. D’ailleurs au début je ne savais même pas qui cette personne était, jusqu’au jour où excédé par les remarques du professeur de français sur ma façon de travailler je sortis de classe.

La classe de Paul pendant la « journée fromages »

Je restais alors assis dans le couloir énervé de la situation, mais il y avait là plus qu’une simple remarque sur mon travail, c’était je pense la période où je commençais à comprendre ce qu’on voulait de moi, et qui était en fait très positif. Seulement, avec les mauvais souvenirs de système traditionnel, je n’arrivais pas à accepter un tel changement.

La classe de Paul au Futuroscope : une sortie de début d’année scolaire pour accueillir les nouveaux et solidariser le groupe. Encore une tradition que j’ai instaurée dans la vie de l’école pour le bien-être des élèves

Me revoilà donc dans le couloir de l’école avec toutes ces pensées, et une personne se met à côté de moi et me dit : « je sais c’est chiant le français. ». Je la regarde et ne peut pas m’empêcher de rigoler. Je ne me souviens plus très bien ce que cette personne a bien pu me raconter mais je sais qu’à partir de ce jour là aller à l’école n’a plus été pareil pour moi.
En aimant Montessori j’ai appris à aimer le lycée, à aimer aller en cours.  Je ne dirais pas que j’ai appris à aimer travailler, mais j’ai réussi à travailler pour me prouver et prouver à la directrice de cette école qu’elle avait raison de croire en moi.

Paul et Jan. Nénmoins ils peuvent être sérieux…

On pourrait peut être dire que le fait que je travaille mes cours pour elle est étrange, seulement il y a une raison à tout cela : au milieu de ma première, la Directrice du Lycée International Montessori avait appris à me connaître, car elle demandait beaucoup à me voir pour me suivre dans ma vie à Vive l’Enfance et même en dehors. Je la voyais aussi plus souvent car j’étais entre temps devenu ami avec sa fille qui m’a par la suite aussi énormément aidé. Même si je commençais à m’intégrer, mes parents ne voyaient pas de grand changement au niveau des notes, ils étaient très inquiets pour moi et ne voulaient pas revivre les mêmes galères qu’avec le lycée traditionnel. Ils prirent donc rendez-vous avec la Directrice pédagogique, Sylvie d’Esclaibes, et l’encadrante avec qui j’avais le plus d’affinité. Je n’oublierai jamais cette réunion car Sylvie prit ma défense contre tous. Mes parents eux ne savaient plus quoi penser et les professeurs pensaient que j’avais des capacités, mais sans plus, et même moi je n’y croyais plus vraiment.

Journée hippies : le prof et ses élèves

Sylvie d’Esclaibes a alors pris, devant mes parents, le pari fou que j’aurais mon bac sans problème. Je me souviendrais toujours du choc que j’ai eu à ce moment-là. Raison pour laquelle j’ai donc réussi à travailler mes cours, car je savais que si cette personne croyait en moi il ne fallait pas que je la déçoive.
A partir de ce moment là, j’avais de plus en plus de discussions avec Sylvie d’Esclaibes, et j’ai de plus en plus compris qu’elle portait à elle seule l’amour Montessori et c’est elle qui a su le distribuer autour d’elle.
Grâce à elle je n’avais plus peur de dire que parfois je n’avais pas envie d’aller en cours, ce qui a au final diminué mon absentéisme. Grâce à elle j’ai compris que je n’avais pas besoin de prendre le même chemin que tout le monde pour réussir. J’ai aussi grâce à elle passé des années lycées que je n’oublierai jamais.

Paul et ses amis de classe

Je pense que je peux aujourd’hui dire, sans exagérer, que sans Sylvie d’Esclaibes, Vive l’Enfance Montessori, ne peut pas exister. Elle est à elle seule, une institutrice dévouée, une pédagogue douée, une personne à l’écoute de toutes et de tous et même une conseillère d’orientation, car elle nous donne l’envie d’apprendre qui l’on est et ce qui nous convient.
Je finirai en disant que certaines personnes ont leur travail et leur vie personnelle, mais le travail qu’a Sylvie est l’histoire de sa vie. »

Paul Belgram

Les anciens élèves rejoignent la classe de neige. Avec les professeurs Jorge et Alexandre. Les Ménuires, hiver 2009.
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